
La dixième réunion de quartier de Jean-Patrick Courtois s'est déroulée lundi soir aux Saugeraies. À quelques jours des ultimes rendez-vous de campagne, le maire de Mâcon, en poste depuis quatre mandats et sur la bonne route pour un cinquième, a une nouvelle fois déroulé sa méthode : proximité, maîtrise des dossiers et cap assumé sur l’attractivité.
Salle attentive, ambiance presque familiale : aux Saugeraies, le rendez-vous n’avait rien d’un grand meeting. Il s'apparentait plutôt à un exercice de pédagogie politique en circuit court. Une marque de fabrique que Jean-Patrick Courtois cultive depuis des années : aller au contact, expliquer, détailler, répondre aux questions. Un format désormais bien rodé.
Premier temps : la vision globale. « Ce que nous avons fait, ce que nous ferons ». Il détaille les priorités : sécurité renforcée, équipements modernisés, quartiers transformés, gestion financière stabilisée avec une dette maîtrisée.
Deuxième temps : la déclinaison locale. La même logique s'applique, mais à l’échelle des Saugeraies. Ici, le concret domine. Dans le quartier, le bilan est tangible : terrain de football flambant neuf, reconstruction du Trait-d’Union, amélioration des cheminements et de l’éclairage, renforcement de la vidéoprotection. La suite est déjà programmée : finalisation du stade (vestiaires, locaux d’arbitrage, sanitaires), rénovation du centre de vie quotidienne, création d’une coulée verte, réhabilitation de l’espace Galilée et extension du maillage de caméras. Une feuille de route structurée, présentée sans emphase, mais avec précision.
Santé : attirer, installer, stabiliser. Sur ce dossier sensible partout en France, le maire expose une stratégie d’implantation progressive. La Ville accueille deux médecins supplémentaires au centre départemental de santé et des spécialistes doivent également s'installer. La téléconsultation se déploie dans des lieux accessibles. Des logements voient le jour pour les internes à Flacé et en centre-ville, afin d’encourager leur installation durable.
Interpellé sur l’accès aux soins et la mobilité des personnes en situation de handicap, Jean-Patrick Courtois répond avec calme, chiffres et procédures à l’appui. Une démonstration de maîtrise technique qui tient autant de l’expérience que de la préparation.
Autre axe fort : la sécurité, avec une montée en puissance assumée. Le maire de Mâcon évoque le doublement des effectifs de la police municipale ainsi que la poursuite du déploiement de 357 caméras. Il ajoute que la ville équipe les agents de pistolets à impulsion électrique et crée une brigade de soirée.
Un discours ferme, argumenté, inscrit dans une logique de présence accrue sur le terrain.
Sur les sujets de proximité et de mobilité, l’objectif est de relier les quartiers. Deux nouvelles navettes gratuites desserviront La Chanaye, Saône Digitale (Mâcon Sud) et relieront les Saugeraies et les Gautriats au centre-ville. Un conseil de quartier va être créé avec des habitants chargés de faire remonter les besoins. Là encore, la méthode privilégie l’ancrage local.
Fustigeant avec dureté la facilité des promesses « qu’on ne pourra tenir », Jean-Patrick Courtois aborde la gestion avec la pédagogie des mots du quotidien, ceux de la réalité et du concret.
Concernant l'attractivité, la municipalité revendique un demi-milliard d’euros d’investissements. Sur le front économique, elle met en avant plus de 480 millions d’euros d’investissements privés et près de 1 300 emplois annoncés.
Parmi les projets majeurs, Schneider Electric investit 100 millions d’euros et prévoit, à terme, la création de 300 emplois supplémentaires. Un data center nouvelle génération, porté par Datavest et Jean-Paul Medioni, mobilise 300 millions d’euros dans le quartier Saône Digital. Le site doit générer 40 à 50 emplois hautement qualifiés et réinjecter la chaleur produite dans le réseau urbain.
À cela s’ajoutent des développements logistiques et industriels à l’échelle de l’agglomération. Le maire met en avant les résultats satisfaisants : un taux de chômage à 6,28 % sur l’agglomération, inférieur à celui du département (6,8 %) et à la moyenne nationale (7,9 %).
Autre levier d’attractivité mentionné : la liaison directe avec Lyon, avec la perspective d’un véritable RER entre Mâcon et la métropole lyonnaise à l’horizon 2027.
L’attractivité est en marche et répond à une dynamique démographique revendiquée. Selon les données de l'Insee, Mâcon a gagné 750 habitants en trois ans. L’objectif affiché : atteindre 40 000 habitants d’ici 2038.
Il reste trois réunions de quartier (La Chanaye le 3 mars, Marbé le 4 mars, puis un dernier rendez-vous le 9 mars) avant la grande réunion de fin de campagne prévue le 11 mars 2026 (à 19 heures, Salle du Pavillon).
Lundi soir, aux Saugeraies, il s'agissait plus qu’un programme : une proximité chaleureuse assumée, une connaissance fine et expérimentée des dossiers et surtout, une relation directe et vraie, avec les habitants. Une « maestria de la proximité » qui, à en juger par l’ambiance chaleureuse et les échanges nourris, constitue l’un des ressorts majeurs de la longévité politique de Jean-Patrick Courtois à la tête de Mâcon.
Jean-Yves Beaudot
















































