Communiqué de la Confédération paysanne de Saône-et-Loire du 15 janvier
La ministre de l’agriculture veut la mort de la pluralité syndicale agricole française.
Ce mercredi 14 janvier, 52 paysan·nes de la Confédération paysanne ont été interpellés à Paris et sont toujours en garde à vue à l’heure où ce texte s’écrit. Ces interpellations ont eu lieu alors que 150 paysan·nes manifestaient pacifiquement devant le Ministère de l’agriculture. Du jamais vu, une ligne rouge a été franchie.
Deux poids, deux mesures : c’est inacceptable. Vendredi 9 janvier, alors que sept tracteurs de la Confédération paysanne réalisaient une opération escargot sur le périphérique parisien, deux des trois porte-paroles nationaux de la Confédération paysanne étaient molestés, arrêtés puis mis en garde à vue. Le lendemain 350 tracteurs de la FNSEA (syndicat dit « majoritaire ») se stationnaient devant l’assemblée nationale en plein Paris et étaient reçus par les ministres et la présidente de l’assemblée nationale. D’un côté on intimide, on méprise, on violente et on met en garde à vue. De l’autre on protège, on écoute, on reçoit et on répond positivement aux revendications.
Cette situation est d’autant plus grave que le mouvement de contestation agricole actuelle est le fruit du refus de la FNSEA à refuser l’abattage immédiat et total de troupeaux et généraliser la vaccination du cheptel bovin français contre la Dermatose Nodulaire (DNC), afin de pouvoir continuer à exporter en particulier en Italie. La FNSEA est responsable de ce mouvement de colère agricole. Jusque-là complètement absente des manifestations, la FNSEA tente de récupérer le mouvement en exigeant une loi agricole spéciale qui n’a rien à voir avec les revendications paysannes actuelles.
Cette co-gestion de l’agriculture française entre l’état et la FNSEA doit cesser : ce syndicat n’est plus majoritaire. Elle ne représente plus le pluralisme agricole ; les voix de la Confédération paysanne et la Coordination Rurale cumulées ayant dépassé les 50 % aux dernières élections professionnelles.
La Confédération Paysanne de Saône et Loire exige donc :
- L’arrêt immédiat de ces violences policières
- La vaccination généralisée du cheptel bovin français
- L’arrêt de l’abattage immédiat et total
- La fin de la co-gestion entre FNSEA et ministère de l’agriculture au niveau national autant que local




































