A Mâcon, ce dimanche 15 mars, la liste de Jean-Patrick Courtois est arrivée en tête avec 20 points de plus que la deuxième, celle d’Emile Blondet...
Communiqué
Ces deux listes représentent à elles seules, tous les partis qui se sont succédés au gouvernement depuis 1981 avec les résultats que l’on connait : un accroissement de la richesse pour un petit nombre, une extension de la pauvreté pour une grande partie de la population, une inaction environnementale, avec pour conséquence directe une progression inquiétante des idées réactionnaires d’extrême-droite.
La 3ème liste sur le podium est celle de Baptiste Delcroix, qui bien qu’ayant été exonéré de cette étiquette, a démontré, de par son alliance allant de l’UDR au RN en passant par Reconquête, ainsi que par ses propos haineux sur les réseaux sociaux, que le racisme, entre autres, est son fonds de commerce. Enfin, en quatrième position, la liste d’Eve Comtet-Sorabella, celle dont nous étions partie prenante avec 11 insoumis sur 39 colistiers, et la seule qui aurait pu mener une véritable politique de gauche orientée vers la solidarité, l’écologie populaire et le vivre ensemble, en améliorant la vie de tous les mâconnais et toutes les mâconnaises et pas uniquement de sa fraction la plus aisée.
À Mâcon comme ailleurs, la France Insoumise n’a jamais considéré la politique comme une simple foire aux postes. Nous ne sommes pas et ne serons jamais de ceux qui pensent qu’un strapontin d’élu vaut bien quelques renoncements. Pour nous, ce sont les reniements qui nourrissent l’écœurement, la colère et au bout du compte l’abstention massive de tant de nos concitoyennes et concitoyens ; une nouvelle fois grande vainqueure du scrutin municipal avec près de 52% d’abstentions ! Celles et ceux qui désertent les urnes ne le font pas par indifférence. Faire abstraction des différences politiques de fond sous prétexte de contexte local, c’est donner carte blanche à ceux qui perpétuent les politiques anti-sociales, anti-environnementales et guerrières !
Aujourd’hui, comme toujours, c’est une ligne rouge pour la France Insoumise : la politique locale n’est pas dissociable de la politique nationale. Fidèle à ses principes, en l’absence à Mâcon de danger fasciste nécessitant un front uni, la France Insoumise a fait le choix, dès dimanche soir (et en a informé Emile Blondet aussitôt) de la cohérence, sans ralliement aucun avec la liste conduite par le Parti Socialiste et ses soutiens centristes (Place Public, PRG) et de la droite (Cap21). En effet, nous considérons que c’est la clarté et le courage politique qui peuvent redonner confiance aux citoyens envers leurs représentants.
Les résultats obtenus ces dernières années par la France Insoumise dans de nombreuses élections, et lors de ces municipales, à travers le pays, montrent qu’une autre voie existe. Celle de l’honnêteté politique et de la fidélité aux engagements.
Oui, tenir une ligne, défendre un programme et respecter ses électeurs peut encore compter pour certains, et nous en faisons partie.
Nous voulons rappeler ici quelques épisodes mémorables de la grande saga des renoncements socialistes. La tentative d’inscription de la déchéance de nationalité dans la Constitution sous François Hollande, reprise mot pour mot des obsessions de la droite la plus dure. La loi Travail imposée à coups de 49.3, contre le monde du travail et contre les immenses mobilisations sociales qui parcouraient alors le pays. Sans oublier les politiques d’austérité et les cadeaux répétés aux grandes entreprises au nom d'un soit-disant réalisme économique, et la trahison des accords du NFP pour finir, permettant à Macron de continuer à appliquer sa politique de casse sociale et environnementale en tout mépris démocratique.
Comment demander aux Mâconnaises et aux Mâconnais qui ont voté pour le programme de rupture de Mâcon Dynamique et Populaire d’apporter leur soutien à Emile Blondet, parachuté dans notre ville pour redresser le PS local ? Qui peut encore croire à la sincérité d’un parti qui, depuis son glissement vers le social-libéralisme, s’est progressivement installé au centre de l’échiquier politique ? Or chacun sait qu’en France, le "centre" a historiquement gouverné avec et pour la droite ; les récents votes du PS pour maintenir le gouvernement macroniste et son budget catastrophique en attestent une fois de plus.
Hélas, la mairie de Mâcon restera entre les mains d’un maire aussi usé que son étiquette politique.
Si le PCF et les Écologistes, nos partenaires dans cette campagne, ont souhaité malgré tout s’engager dans cette fusion avec le PS pour le second tour, c’est leur choix et leur responsabilité. Pour notre part, fidèles à nos engagements auprès de nos propres électeurs, jamais nous n’accepterons de nous ranger derrière des organisations politiques qui ont trahi les valeurs de la gauche et qui instrumentalisent une pensée politique qu’elles ne respectent plus depuis bien longtemps.
À Mâcon, La France Insoumise continuera le combat politique avec toutes celles et ceux qui croient qu’un autre monde est possible, fidèle à ses convictions et aux intérêts du plus grand nombre. Elle sera au rendez-vous des prochaines luttes sociales, démocratiques et écologistes ; elle sera présente dans 7 ans pour proposer un projet ambitieux pour les mâconnaises et les mâconnais.
La France insoumise Mâcon













































