Communiqué :
En septembre 1995, sous l’égide de l’ONU, a eu lieu la 4ème conférence mondiale des femmes avec la participation de 189 pays, plus de 2100 ONG et 5000 représentant·es de la société civile. Cette conférence a abouti à l’adoption à l’unanimité des pays de la déclaration et de la plateforme d’action de Pékin, des outils de promotion des droits des femmes et des filles comme de l’égalité entre les femmes et les hommes qui ont permis des avancées dans ces domaines partout dans le monde.
Lundi 10 mars a débuté au siège de l’ONU à New-York la 69ème session sur le statut des femmes qui va faire le bilan des 30 ans de cette plateforme de Pékin dont le contenu féministe et universaliste reste encore majoritairement à mettre en place dans l’ensemble des pays concernés, quand il n’est pas remis en cause par certains Etats sous la pression de partis politiques et d’organisations réactionnaires ou religieux.
Une délégation de Femmes solidaires, qui dispose d’un statut consultatif auprès de l’ONU, est présente du 10 au 14 mars et prend part aux échanges et discussions sur ce bilan afin de porter les revendications de notre Mouvement et la parole des femmes et des filles que nos militantes rencontrent toute l’année partout en France.
Comme en 1995 à Pékin, puis à l’occasion de chaque bilan quinquennal, Femmes solidaires poursuit ses actions de plaidoyer, notamment pour dénoncer les inégalités territoriales, qui touche particulièrement les femmes, et la pauvreté qui se renforce et se féminise toujours plus dans notre pays.
Lors d’une 1ère rencontre, le 10 mars, avec la Ministre Aurore Bergé qui portera la diplomatie féministe française lors de cette session, Femmes solidaires a rappelé la nécessité d’associer systématiquement les femmes de la société civile aux tables de négociation des processus de paix, conformément à la résolutions 1325 de l’Assemblée générale de l’ONU adoptée il y a 25 ans.