mardi 28 juin 2022

 

 

Mieux vaut tard que jamais dit l’adage. J.-L. Mélenchon, arrivé 3ème à la présidentielle, a pris le pari de devenir Premier ministre grâce à un succès de l’Union populaire écologique et sociale aux prochaines législatives, union de la gauche dont le candidat est Patrick Monin sur la 1ère circonscription. Celui-ci lançait sa campagne vendredi à la salle Pavillon.

 

L'union fait la force en effet. Pour réussir ce pari, il fallait réunir communistes, écologistes et socialistes. Sacré challenge. C’est chose faite ! « On a rêvé longtemps à une coalition, elle existe, ça y est, avec un programme commun, et c'est historique » a lancé le candidat de ce qu'in est désormais convenu d'appeler la NUPES : la nouvelle union populaire écologique et sociale.

 

Vendredi en fin d’après-midi, Patrick Monin, 62 ans, a donc officialisé sa candidature sous les couleurs de la NUPES, et tenu sa première réunion publique. Il n’est pas LFI mais EELV. Qu’importe aujourd’hui, c’est le programme qui compte, et l'union de la gauche. Sa suppléante, Catherine Amaro, est LFI.

Le candidat et sa suppléante se sont présentés devant une salle bien fournie.

 

Patrick Monin est ancien professeur des écoles spécialisé pour les enfants handicapés. « J'ai fait toute ma carrière dans la circonscription » précise-t'il. Issu d'une famille d'agriculture, ses racines familiales remontent au... XIIIème siècle ! du côté d'Uchizy. Son papa était ingénieur-chimiste. Lui-même a une maîtrise d'anthropologie.

Maire d'Azé et conseiller communautaire, le rapprochement avec Catherine Amaro, élue de la ville centre, s'est fait naturellement. Elle a 46 ans, deux enfants et est fille d'immigré portugais. « J'ai une double culture dont je suis fière. Ma maman faisait des ménages, je connais donc très bien le milieu populaire. » Ex-chargée d'étude à la CCI, œuvrant un temps l'observatoire économique de la Chambre, elle est aujourd'hui formatrice pour adultes en difficulté. Elle est aussi membre du Conseil d'administration de l'Aile Sud Bourgogne, structure qui s'occupe d'insertion professionnelle. Elle est aussi bien connue pour être membre du groupe Mâcon Citoyens au conseil municipal de Mâcon.

 

Les deux co-présidents du comité de soutien (Nicole Eschmann et Jean-Luc Delpeuch) se sont également présentés. Nicole Eschmann fut candidate à la candidature pour le parti socialiste à une autre époque, un temps pas si lointain où Arnaud Montebourg chapeautait le parti ici bas. Elle fut aussi vice-présidente de la Région en charge des lycées. À 71 ans, elle est aujourd'hui militante au sein de diverses associations à vocation sociales et écologistes. « C'est Catherine Amaro qui est venue me chercher, et je l'en remercie. Je suis heureuse de voir cette union. Cinq ans de plus de Macron, ce n'est pas possible ! » a-t'elle lancé, cash.

 

Jean-Luc Delpeuch quant à lui, 52 ans, est président de la communauté de communes du Clunisois, adjoint à la maire de Cluny, écologiste. Il fut aussi maire de Cluny. Pour lui, « pour mener des projets en rural, l'Etat est soit absent, soit force d'opposition. Parfois aidant mais rarement... Le rural est sorti des radars. L'Etat, c'est aussi l'imprévoyance globale, on l'a vu avec la crise sanitaire et les précédentes. Il faut que ça bouge. »

 

Le discours politique fut frontal ce vendredi soir, très critique vis à vis du président de la République. « Macron, c'est cinq ans d'inaction climatique ! Or, je vous rappelle que le GIEC nous donne trois ans avant l'accélération des catastrophes qui seront les conséquences du réchauffement climatique ; Macron nous annonçait un ruissellement des richesses en 2017, rien n'a ruisselé !... Les Gilets jaunes ont été réprimés férocement ; on se souviendra aussi de la loi sur le séparatisme, celle sur la sécurité globale ; les urgentistes qui ont manifesté leur grande difficulté en 2019 etc. Beaucoup de gens sont cassés. Nous sommes aujourd'hui ensemble pour et non pas contre, pour enfin un peu de justice sociale. »

 

Le député sortant en a pris aussi pour son grade : « Il a voté les lois régressives en matière d'environnement – pêche au chalut profond, pesticides –, contre le RSA pour les moins de 25 ans, et n'a fait aucune proposition de loi en 5 ans. Or, on rappellera à ce titre que le mandat de député est un mandat national. C'est très bien d'agir pour le territoire, mais les députés sont censés contrôler l'action du gouvernement et faire des propositions de loi en tant que représentant d'une partie du peuple français... »

« Et sur le chômage, pardon, mais la catégorie A n'est pas la seule catégorie de chômeurs. Il y a aussi les B et les C, tout ces gens qui travaillent mais pas suffisamment pour avoir une vie décente. Quand vous mesurer quelque chose, pour être honnête et juste, il faut avoir un bon thermomètre. Le chômage baisse en catégorie A, ok. Et on fait quoi de tous les autres ?... La pauvreté en milieu rural s'accentue. Qui parle aux pauvres ?! Pour ça, il n'y a pas de thermomètre, ou alors il est cassé. »

 

La NUPES formule un certain de nombre de mesures qu'elle espère bien mettre en œuvre dans le cadre d'une cohabitation si elle obtient la majorité à l'Assemblée nationale le 19 juin. « Notre projet de société est inclusif. Oui, nous voulons changer le monde. Cela passera par l'établissement d'une 6ème République, car le changement institutionnel est incontournable aujourd'hui. L'intention ne suffit pas, il faut un outil pour ça et une méthode , la co-construction et la 6ème République. »

 

Quelques unes des mesures proposées : Rétablissement de l'ISF ; impôt universel pour les multinationales qui font du profit en France ; remboursement de tous les soins prescrits à 100 % ; création d'un million d'emplois grâce à l'investissement dans la bifurcation écologique et sociale ; 700 000 rénovations de logement par an ; rendre progressif l'impôt sur les sociétés pour favoriser les TPE-PME ; passer à une agriculture écologique et paysanne ; bloquer et baisser les prix des produits de première nécessité ; porter immédiatement le SMIC à 1 400€ net par mois ; la retraite à 60 ans avec 40 ans de cotisation, avec attention particulière pour les carrières longues, discontinues et les métiers pénibles.  

La liste n'est pas exhaustive et est consultable sur le site de la NUPES.

 

 

Rodolphe Bretin

 

 

 

 

 

Entourés des co-présidents du comité de soutien Nicole Eschmann et Jean-Luc Delpeuch. Dans ce comité on trouve notamment Jérôme Durain, sénateur et conseiller régional, Jean-Luc Fonteray, conseiller départemental, l'ensemble du groupe Mâcon Citoyens au conseil municipal de Mâcon, Claire Mallard, présidente du groupe Ecologistes et solidaires au Conseil régional, Franck Charlier, conseiller régional et premier secrétaire fédéral du PS 71, Thierry Grosjean, ex-porte-parole de France nature environnement Saône-et-Loire, Jean-Pierre Petit, conseiller municipal à Charnay, André Peulet, ex-conseiller départemental.

 

 

 

 

Entourés des élus.es de la circonscription

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