Monday, 29 June 2026

 

Communiqué de Que choisir ensemble (anciennement UFC-Que choisir)

L’eau en danger : Face aux risques du Projet de loi d’urgence agricole, un appel à une mobilisation générale pour sauver la politique de gestion de l’eau au nom de tous ses usagers Les sénatrices et sénateurs sont sur le point de voter un projet de loi d’urgence agricole qui met en danger l'accès à une eau de qualité des Françaises et des Français et qui entrave de manière significative la faculté du secteur agricole à assurer une véritable adaptation aux contraintes climatiques et environnementales. Citoyens, collectivités locales, agriculteurs et agricultrices, nous serons tous perdants.

A la veille des débats en séance publique, les associations nationales de collectivités locales, représentantes des services publics de l’eau, fédérations professionnelles, associations d’experts, associations de consommateurs, ONG environnementales et personnalités du secteur de l’eau en appellent à la responsabilité des sénateurs et du gouvernement pour protéger l’eau, notre santé et notre environnement.

En France, un tiers des 33 000 captages d’eau potable alimentant 67 millions de Français et de nombreux acteurs économiques ont des teneurs préoccupantes en polluants, voire dépassant les limites de qualité pour 16 millions d’entre eux en 2024. Ces pollutions, à près de 90 %, sont constituées de pesticides et leurs métabolites et de dérivés de fertilisants. 100 captages sont abandonnés ou fermés chaque année pour des pollutions non traitables techniquement ou du moins à un coût raisonnable.

Les coûts de dépollution explosent mettant un nombre croissant de collectivités locales dans l’impuissance : enjointes à réguler, elles n’ont plus aucun levier ni financier, ni réglementaire. La chute parallèle des soutiens au secteur agricole pour transformer les pratiques autour des captages dégrade les capacités de dialogue positionnant les élus locaux face à un dilemme impossible : soutenir le tissu économique en proposant des alternatives crédibles, garantir la préservation de la santé humaine et des milieux.

De plus, 95 % des départements du territoire ont dû mettre en place des restrictions d’accès à l’eau ces dernières années (arrêté sécheresse), tendance qui va se poursuivre dans les prochaines années selon les études prospectives.

Pourtant, le projet de texte qui sera débattu à partir du 29 juin au Sénat augure de très graves reculs pour la protection de la ressource en eau :

- Réintroduction de pesticides interdits, présentant des risques de transferts vers les masses d’eaux, pour notre santé et la biodiversité ;

- Déstructuration et affaiblissement de la politique de la protection des captages d’eau potable, menaçant des collaborations pourtant fructueuses engagées par de nombreuses collectivités avec les agriculteurs volontaires de leur territoire pourpromouvoir une agriculture durable, conjuguant alimentation saine et protection de l’eau, et ne donnant pas aux collectivités les moyens pour agir à temps ;

- Responsabilisation accrue des collectivités sur la reconquête de la qualité des ressources en eau et la protection des captages, sans leur en donner les moyens financiers et réglementaires ;

- Affaiblissement notable de la protection des zones humides, pourtant essentielles pour leur rôle de dépollution et de régulation des inondations, risques majeurs pour nos sociétés ;

- Réduction de la représentation des collectivités et des autres usagers économiques et non économiques dans les instances de gouvernance, qui assumeront pourtant en dernier ressort le risque politique, pénal et financier associé aux décisions prises ;

- Faisant peser des risques forts de déséquilibre des décisions locales au détriment de la qualité de notre eau, des équilibres quantitatifs déjà périlleux à maintenir, et in fine de la facture d’eau des usagers ;

- Remise en cause des outils de planification qui visent à protéger durablement cette ressource déjà fragilisée et au profit du développement massif et facilité du stockage de l’eau à des fins d’usages agricoles sans conditions d’adaptation vers des pratiques protégeant l’eau en qualité et en quantité ;

- Remise en question du principe de pollueur-payeur : en introduisant une dérogation au paiement de la redevance de pollution diffuse par les agriculteurs, risquant de générer une baisse des ressources des agences de l’eau allouée à la protection de la ressource ; tout en ne proposant pas d’alternative qui pourrait impliquer par exemple les acteurs de la production de la chimie des pesticides et des fertilisants dans le financement.

En l’état, ces dispositions de projet de loi d’urgence agricole sont alarmantes : elles conduiraient à de graves crises sanitaires et d’approvisionnement en eau dans de très nombreux territoires, ce qui aurait un impact conséquent sur les coûts de traitement pour les collectivités et de manière significative sur la facture d’eau des Françaises et Français. Ce projet de loi désagrège de nombreuses mesures du Plan Eau, fragilise les politiques territoriales en cours et conduira à de nouvelles dégradations des milieux aquatiques et de leur biodiversité. En déséquilibrant la composition des instances de gestion concernées de l’eau et en affaiblissant leur pouvoir de décision, il attisera inévitablement les conflits d’usages de l’eau. Ce projet de loi d’urgence agricole déstructure la politique de l’eau sans apporter de réponse à la bonne question qui est celle de la juste rémunération des agriculteurs et agricultrices français. Il ne faut pas renoncer à la transition agricole vers des systèmes plus durables notamment sur les aires d’alimentation de captages. Il faut l’accompagner comme le font de nombreuses collectivités locales en partenariat avec des agriculteurs et agricultrices engagés de leurs territoires.

Au regard de l'enjeu vital d’assurer quantitativement et qualitativement un approvisionnement en eau de l’ensemble des acteurs territoriaux (populations, services publics, activités économiques, loisir etc.) et respectueux des besoins des milieux dans les prochaines années, l'ensemble des parties prenantes en appellent à la responsabilité du gouvernement et des parlementaires – en refusant les reculs introduits dans le texte et en reprenant les propositions que nous formulons.

L’eau est un bien commun et ne peut être traitée par le seul prisme agricole, pouvant créer des déséquilibres dans une gestion déjà fragile pour garantir l’eau à tous. Le renforcement des instances de gestion concertée de l’eau et des moyens qui leur sont alloués est la seule voie possible pour garantir un accès à l’eau pour tous les françaises et français, pour tous les services publics, pour toutes les entreprises y compris agricoles, et ne pas prendre le risque de mettre en danger l’ensemble de la société, au nom de la détresse légitime du monde agricole. Il est urgent de co-construire avec l’ensemble des acteurs et usagers de l’eau de la société une véritable politique de l’eau.

Les signataires du présent appel et leurs membres interpelleront les parlementaires de leur territoire sur les positions prises lors des débats sur ce projet de loi.

------------------------------------

Liste des premiers soutiens au communiqué de presse :

Jean Launay, Président du CNE

Thierry Burlot, Président du comité de bassin Loire-Bretagne

Eau du Bassin Rennais

Eau de Paris

SDEA

SIDEN-SIAN

SOS Loire Vivante

 

 

 

DRAME DE LYHANNA : Femmes solidaires Mâcon incrimine des défaillances systémiques

Un rassemblement se déroulera à 19h à Mâcon devant le Palais de Justice

POLITIQUE : Réflexion économique et participation citoyenne pour la première des Rencontres de Mâcon Demain

Devant près de 80 personnes réunies à la salle du Pavillon, le collectif Mâcon Demain a inauguré son nouveau cycle de conférences avec l'économiste Gilles Raveaud hier soir. Une première édition placée sous le signe de la réflexion, du débat et de l'engagement citoyen.

DAVAYÉ : Une passation de relais "douce, digne et apaisée" à la tête de la commune

Entre émotion républicaine, hommage à l’engagement local et convivialité villageoise, la soirée de présentation de la nouvelle équipe municipale de Davayé a illustré mercredi soir tout ce que la démocratie de proximité peut encore offrir de plus sincère.

MÂCON : L'association Lamartine Aujourd’hui à l’Assemblée nationale pour célébrer l’abolition de l’esclavage

L’association Lamartine Aujourd’hui, invitée par la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet, a participé ce mardi à la commémoration de l’abolition de l’esclavage organisée au Palais Bourbon.

MÂCON : Plus de 6 000 personnes à la Fête de la Nation du RN

Adhérent.es, sympathisant.es ou simples curieuses et curieux, toutes générations confondues, sont venu.es des quatre coins de la France pour assister au 19ème congrès du Rassemblement National qui se tenait vendredi 1er mai au Spot.

MÂCON - Politique : L'opposition de gauche au conseil municipal se fissure déjà

Rassemblée sous une seule bannière au 2ème tour des élections municipale, l'union de la gauche n'est déjà plus d'actualité comme témoigne le communiqué adressé à la presse...

MÂCON - Municipales : La chaleur d’un souffle nouveau, Jean-Patrick Courtois imprime sa dynamique avant le second tour

Près de 500 personnes réunies, une ambiance enthousiaste et une mise en scène parfaitement orchestrée : la dernière réunion publique de Jean-Patrick Courtois, au Pavillon, a pris des allures de démonstration de force collective. À trois jours du vote, le maire sortant affiche une ambition claire : rassembler, convaincre et transformer l’essai.

MÂCON - Municipales : Baptiste Delcroix reçoit le soutien de Jean-Philippe Tangue et de Jordan Bardella

ACTUALISÉ à 14h30 ce jour - Après avoir reçu le soutien du médiatique Jean-Philippe Tanguy, député RN, le candidat de l'Union des droites vient de recevoir celui du président du Rassemblement national, en messages vidéos. 

MÂCON - Municipales : La France Insoumise Mâcon explique son refus de s'allier avec la liste d'Emile Blondet

A Mâcon, ce dimanche 15 mars, la liste de Jean-Patrick Courtois est arrivée en tête avec 20 points de plus que la deuxième, celle d’Emile Blondet...

MUNICIPALES - Émile Blondet : « Aujourd’hui, il est temps d’ouvrir un nouveau cycle pour Mâcon. »

Monsieur Émile Blondet, tête de liste de Mâcon Demain, a tenu une réunion publique pour le second tour des municipales à la salle de conférence de la Médiathèque devant plus de 250 personnes.

MÂCON - Municipales : Les listes d'Emile Blondet et d'Ève Comtet Sorabella fusionnent

ACTUALISÉ : Eve Comtet Sorabella est 4ème sur la liste commune, qui conserve le nom Mâcon demain. 

MÂCON - Municipales : Baptiste Delcroix et sa liste L’Union des droites bouclent leurs réunions publiques devant une centaine de personnes

Le candidat investi par l'UDR d'Eric Ciotti a tenu réunion publique ce soir, dernier jour de campagne, à l’amphithéâtre Guillemin. 

MÂCON - Municipales : Une der avant 1er tour avec plus de 100 participants pour la liste “Mâcon dynamique et populaire” emmenée par Ève Comtet Sorabella

Dans un contexte où deux listes se disputent l’électorat de gauche à Mâcon, près de 110 personnes ont participé ce jeudi 12 mars à la réunion publique de la liste Mâcon dynamique et populaire aux Saugeraies. Une mobilisation significative pour cette liste d’union portée par le collectif Mâcon Citoyens avec le PCF, LFI et EELV.

MÂCON - Municipales : Emile Blondet (Mâcon demain) présente “25 mesures concrètes pour une politique culturelle ambitieuse et accessible”

A l’occasion d’une réunion publique réunissant plus d’une centaine de personnes à Flacé, Emile Blondet, accompagné de son équipe, a présenté les propositions de la liste Mâcon demain en matière de culture et d’éducation.

LA CHAPELLE DE GUINCHAY - Municipales : Une salle des colonnes comble pour porter la liste “Investis pour notre commune”

Devant plus de 150 personnes et une équipe soudée, le maire sortant Hervé Carreau a présenté un bilan solide et une vision d’avenir maîtrisée. Entre expérience confirmée et nouveaux visages, la liste entend poursuivre la dynamique d’une commune devenue le troisième pilier de l’agglomération mâconnaise.

MUNICIPALES : Un questionnaire de l'association Sauvegarde de Soufflot et du Patrimoine Mâconnais à destination des candidats

L'association a pris l'initiative d'envoyer à chaque candidat.e un questionnaire sur leur vision du patrimoine mâconnais et sur les rapports qu'ils et elle comptent entretenir avec les associations. Les membres du Conseil d'administration se sont engagés à communiquer les réponses des candidats.

MÂCON - Municipales : Ève Comtet Sorabella dévoile ses projets d’urbanisme à travers une exposition

La candidate du rassemblement de la gauche et des écologistes à la mairie de Mâcon, tête de liste Mâcon dynamique et populaire, a dévoilé mercredi soir une initiative originale pour montrer ses projets d’urbanisme emblématiques aux Mâconnais.

MÂCON - Municipales 2026 : Emile Blondet dévoile sa liste Mâcon Demain

C'est au café restaurant La Fraternité, comme un symbole, que le candidat de Mâcon Demain a présenté ses colistiers cet après-midi.