samedi 22 janvier 2022

Communiqué de presse des chefs d'établissement du SNPDEN-UNSA Dijon :

 

Depuis bientôt deux ans, les personnels de direction assument leurs responsabilités et assurent leurs missions dans un contexte sanitaire très dégradé.
Entourés des équipes enseignantes, administratives, éducatives et de santé de vie scolaire, et malgré des délais de mise en œuvre parfois très courts et une communication ministérielle contestée, nous avons toujours répondu aux adaptations sanitaires et pédagogiques, faisant preuve d’engagement, responsabilité et flexibilité.

Avec notre fédération, l’UNSA-Éducation, nous dénonçons les errements politiques de notre ministre alors que les personnels rencontrent de grandes difficultés à faire appliquer et respecter le dernier protocole sanitaire du 2 janvier.

Personnels, parents et élèves sont confrontés à des difficultés hors norme et ne se sentent plus ni soutenus par leur ministre, ni suffisamment protégés.
Ce protocole trop complexe à mettre en œuvre, cumulé à l’absence de réponses satisfaisantes du ministère le 7 janvier, a conduit l’UNSA-Éducation à appeler à la grève le 13 janvier.

Après 26 mois de crises successives, nouvelles épreuves du Bac puis COVID, le SNPDEN dit "stop !" et nous montrons ainsi notre exaspération, notamment face à une communication ministérielle devenue inaudible et, surtout, inentendable.

Jeudi 13 janvier, nous, personnels de direction, proviseurs et principaux, chefs d’établissement et adjoints, assumerons notre responsabilité d’assurer la sécurité des personnes et des biens, mais nous soutenons le mouvement initié par les personnels que nous dirigeons et, par solidarité, organiserons une journée administrativement morte.

Nous dénonçons la communication du ministre, exclusivement médiatique, irrespectueuse des cadres responsables et engagés que nous sommes.

Nous dénonçons aussi son déni de la réalité.

Contrairement à ses déclarations :

-       Le ministère de l’éducation n’a pas assuré la sécurité de ses personnels en négligeant de leur fournir les masques nécessaires (seulement 5 masques lavables distribués depuis le début de l’année scolaire, fin août)

-       Les absences prévisibles des personnels n’ont pas été anticipées (aucun retraité et aucun contractuel recruté pour pallier aux absences des CPE, infirmières, AED, enseignants, impactés par cette vague O-Micron).

-       Les protocoles sont constamment modifiés (3 fois en 7 jours), du jour au lendemain, par une mise à jour d’une foire aux questions qui fait désormais plus de 42 pages.

-       Les préconisations sont souvent irréalisables et laissent penser qu’elles n’ont parfois pour autre objectif que de laisser croire que la situation est maitrisée.

-       Les protocoles sanitaires sont inadaptés à l’ampleur de la vague actuelle et le contact-tracing demandé devient impossible à réaliser.

-       Mi-décembre, en 3 jours et sans concertation, le gouvernement a fait voter un texte sur l’autorité fonctionnelle des adjoints gestionnaires qui déstabilise les équipes de direction des établissements scolaires.


Comme nous le dénoncions déjà en novembre, la crise de confiance des cadres que nous sommes, dépasse le contexte sanitaire.

Malgré nos alertes et nos demandes, le ministère ne cesse d’ajouter de la crise à la crise. L’Éducation nationale, dans son ensemble, est mise en tension et même fragilisée par ce décalage entre les annonces du gouvernement et les réalités du terrain. L’exaspération est immense face aux réponses dilatoires faites sur les remplacements de personnels, les équipements de protection, ou face aux protocoles qui changent sans cesse et qui ne peuvent pas être réellement mis en œuvre (gestion des cas contacts, délais de dépistage, notamment).

Nos fonctions de cadres et de représentants de l’État ne doivent pas être prétexte à vouloir nous faire appliquer des protocoles que personne ne peut véritablement contrôler.

Par son entêtement et son manque d’écoute le ministère a créé chez l’ensemble des personnels un sentiment de défiance, bien éloigné de l’objectif initial affiché : l’« Ecole de la confiance » que nous souhaitons tous retrouvé.

SNPDEN-UNSA Dijon

Le Syndicat National des Personnels de Direction de l’Education Nationale fédère plus de la moitié de l’ensemble des 13 400 proviseurs, principaux, chefs et adjoints des collèges et lycées publics de France.  L’académie de Dijon compte 330 personnels de direction et notre section académique fédère 199 adhérents.  Aux dernières élections professionnelles le SNPDEN-UNSA a obtenu 74 % des voix avec 92% de participation.

 

ÉCOLE ET CRISE SANITAIRE : L'Union des collectifs de parents appelle à faire l'école buissonnière le 25 janvier

Pour une école sans test covid, sans discrimination et sans obligation de port de masque.

BOURGOGNE - FRANCHE-COMTÉ : La Saône et Loire, département le plus dynamique sur le front de l'emploi salarié

Au troisième trimestre 2021, l'emploi continue sa progression en Bourgogne-Franche Comté et pour le 5e trimestre d'affilé selon la dernière étude publiée par l'INSEE.

COVID-19 : 172 classes fermées dans l'académie de Dijon

Elles étaient 98 lundi 10 janvier. Les détails par département.

BOURGOGNE - FRANCHE-COMTÉ : La plateforme de données socio-économiques Décidata est ouverte au public

Premier dispositif de ce type en France, Décidata est un système partenarial d'observation et d'analyse regroupant toutes les informations économiques de Bourgogne-Franche-Comté, au service des entreprises, des acteurs économiques et des territoires. Décidata est issu d’une démarche partenariale inédite.

BOURGOGNE-FRANCHE-COMTÉ : Comment les ligues et comités sportifs régionaux ont évolué dans la crise sanitaire

Le Comité régional olympique et sportif de Bourgogne-Franche-Comté a réalisé une enquête auprès de ses adhérents, pour comprendre l’impact de la crise sanitaire sur leurs pratiquants. La présidente du CROS, Chrystel Marcantognini, en fait le bilan.

SANTÉ : Une faculté de chirurgie dentaire pour la Bourgogne - Franche-Comté !

Les premiers étudiants feront leur rentrée en 2022, à Dijon et à Besançon.

BOURGOGNE-FRANCHE-COMTÉ - Logement social : Naissance de l'Union Sociale pour l'Habitat

Ce vendredi 3 décembre à Dole, l’assemblée générale extraordinaire de la nouvelle USH a procédé à la fusion absorption des deux associations territoriales de Bourgogne et de Franche-Comté avec l'objectif de poursuivre les innovations.