Monsieur Émile Blondet, tête de liste de Mâcon Demain, a tenu une réunion publique pour le second tour des municipales à la salle de conférence de la Médiathèque devant plus de 250 personnes.
Michel Antoine Rognard, ancien maire de Mâcon, était venu apporter son soutien à la nouvelle génération de la gauche unie.
C'est Eve Comtet Sorabella, élue à la ville de Mâcon depuis 12 ans, numéro 4, après la fusion lundi soir de sa liste Mâcon dynamique et populaire avec celle de Mâcon demain, qui a témoigné en premier devant une salle bondée. Elle s'est dite fière « de présenter une gauche qui a su rassembler autour des valeurs de solidarité, d'écologie et bien d'autres encore », ce qui a dicté son choix de rejoindre la liste Mâcon Demain. Elle appelle toutes celles et ceux qui ont voté dimanche au 1er tour à transformer l'essai. « La victoire est possible » a-t-elle souligné.
Cinq autres colistier.es ont également apporté leur témoignage avant le discours tant attendu du candidat.
Sébastien Jarjat, n°3, fonctionnaire depuis 25 ans, cadre à la préfecture, est revenu sur le parcours impressionnant du candidat et sur sa capacité à faire grandir une équipe. Il appelle à un nouveau départ avec Émile Blondet et son équipe.
Puis, c'est au tour d'Élisabeth Marguin, n°12, de se présenter. Elle a fait carrière comme éducatrice spécialisée.
Pour Frédéric Langlait, n°19, mâconnais, chargé de clientèle dans le maraîchage : « Mâcon mérite mieux que 25 ans de gestion fermée, mieux que ce mépris démocratique dont on a eu l'expérience dernièrement. Une ville vit grâce à ses habitants pas malgré eux. Émile porte un projet réaliste et chiffré, et c'est rare ! Je veux un Mâcon plus responsable, une ville plus durable. Stop à la bétonisation à outrance... Le moment est venu de redonner la parole aux mâconnaises et mâconnais. Le vote de Mâcon demain est une espérance avec des citoyens non encartés. »
Et Clémence Giraud, n° 26, professeure des écoles à Flacé, issue de la liste Mâcon Dynamique et populaire, de renchérir : « cette fusion de nos deux listes est porteuse d'un même projet : défendre une ville plus sociale et solidaire. Dimanche, votez pour qu'une page se tourne à Mâcon. »
Sonia Sebaa, n°14, secrétaire de vie scolaire, mâconnaise qui a grandi au quartier des blanchettes dit aujourd'hui pleurer sur Mâcon : « je pleure un Mâcon devenu fantôme. Je pleure mes souvenirs de Mâcon. À l'époque, il y avait du respect, un mélange de culture. Aujourd'hui, certains quartiers se sont ghettoïsés. Pour offrir l'espoir à la jeunesse, pour une métamorphose de Mâcon, je m'engage aux côtés d'Émile Blondet. »
Ovation debout pour la tête de liste.
« Dimanche dernier nous avons réalisé quelque chose d’historique. C’est la première fois depuis 30 ans à Mâcon qu’il y a un second tour à Mâcon. C’est la première fois que le maire sortant est mis en ballottage et très nettement : 56% des Mâconnais ont exprimé dimanche dernier un souhait de changement pour leur ville. Personne ne nous attendait à ce niveau-là », a-t-il annoncé en préambule de son allocution.
« C’est la preuve d’une vraie dynamique populaire. Une vraie aspiration au changement. Dès lundi, nous n’avons pas attendu et nous avons opéré le rassemblement :
· De toute la gauche, à l’exception de la France insoumise, mais bien au-delà de la gauche, et à la fois notre score au premier tour en témoigne tout comme notre liste composée à plus de 60% par des citoyens qui veulent agir pour améliorer leur ville ;
· Ce rassemblement est un large rassemblement républicain autour des valeurs de tolérance et d’ouverture, autour des valeurs républicaines, et autour du programme que j’ai porté au premier tour, pour mieux répondre aux besoins des habitants : en matière de santé, de sécurité, de logement ou encore de soutien au commerce.
Hier, en lisant la presse et encore ce matin à la radio, j’ai appris une chose sur moi-même : j’ai appris que j’étais selon M. Courtois d’extrême gauche... Et j’étais encore plus surpris et même franchement inquiet lorsque hier j’ai vu que M. Courtois reprenait à son compte nos dangereuses propositions d’extrême gauche consistant à doubler les effectifs de la police municipale, de prévoir une brigade de nuit et à interdire les trottinettes électriques dans les rues piétonnes... Tout ça pourrait faire sourire. Mais quand on est maire de Mâcon ce n’est pas très responsable.
Vous le savez, Mâcon c’est, certes, la ville du vin blanc et de la Saône mais c’est aussi la ville de Lamartine. Et Lamartine disait « La vérité, c’est mon pays ». Quand on colporte des fakes news, en expliquant par exemple qu’on est soutenu par la France insoumise, on n’est plus à la hauteur des valeurs profondément humanistes de Mâcon. Quand on nous met sur le même plan que l’extrême droite, en appelant à faire barrage aux extrêmes, c’est franchement irresponsable.
De même, refuser un débat démocratique ce n’est pas responsable.
Il faut d’abord se rendre compte que dans quasiment toutes les villes de France le maire sortant, qu’il soit de droite ou de gauche, a accepté de participer à un débat : Creusot, Montceau les mines, Bourg, Louhans, Pontarlier.
Refuser le débat en expliquant qu’il n’y en a pas besoin c’est un vrai déni de démocratie et ça pour le coup ça alimente vraiment l’extrême droite.
Ce n’est pas respectueux non plus pour la grande majorité des Mâconnais qui ont voté dimanche pour changer de maire.
Enfin, dernier argument : l’équipe sortante nous explique que c’est elle ou le chaos.
En termes de bonne gestion, je vous le dis, on peut faire beaucoup mieux et nous allons faire beaucoup mieux.
Vous le savez, j’ai fait l’ENA, personne n’est parfait, j’ai travaillé en préfecture. J’ai travaillé pendant plusieurs années au ministère de l’économie, j’ai siégé dans les organes de gouvernance de grande entreprises publiques. Donc, je vous rassure, j’ai quelques notions de ce que c’est de gérer un budget
une ville bien gérée, c’est d’abord une ville où les services publics fonctionnent et sont accessibles à tous :
· C’est une ville où chacun peut avoir accès à un médecin traitant. La santé ce sera notre grande priorité ;
· C’est une ville où il y a une vraie police de proximité, où la sécurité des personnes est assurée dans tous les quartiers de la ville, avec une approche pragmatique et équilibrée pour réprimer les incivilités qui pourrissent le quotidien, souvent des plus modestes, et un travail de fond pour prévenir la délinquance ;
· C’est une ville où avec un réseau de bus qui fonctionne, tous les jours de la semaine, avec une fréquence suffisante et sur des plages horaires adaptées pour répondre aux besoins des gens
· C’est une ville où on peut se loger et où le principal bailleur social intervient rapidement en cas de panne de chaudière ou d’ascenseur
· C’est une ville qui rend accessible ses services à tous, notamment aux personnes en situation de handicap, en prévoyant des interlocuteurs humain pour accompagner dans les démarche.
· C’est une ville qui soutient son commerce et fait vivre son centre-ville.
· C’est une ville qui traite tous ses quartiers de la même manière sans jamais en laisser un de côté.
Une ville bien gérée qui a le souci du temps long :
· C’est une ville qui s’adapte et se prépare au changement climatique : en végétalisant nos cours d’école, en assurant une alimentation saine et locale pour tous, et en adaptant l’espace public
· C’est une ville qui prenne en compte les enjeux du vieillissement : en agissant pour prévenir l’isolement et la perte d’autonomie et en faisant en sorte que les résidences seniors puissent aussi être accessibles à celles et ceux qui ne touchent que des petites retraites.
· C’est une ville qui prenne soin de ses jeunes : en luttant contre l’addiction aux écrans, contre le harcèlement et le décrochage scolaire, en recrutant des médiateurs et en rendant accessible la culture à tous les jeunes.
Enfin, une ville bien gérée c’est une ville où les finances sont tenues. Je m’y engage personnellement : nos finances seront tenues et ce sans augmentation d’impôt.
· Sur ce plan là, une ville bien gérée c’est une ville où l’efficacité de chaque euro dépensé est évalué et qui est transparente sur le montant des subventions alloués.
· C’est une ville où chaque marché public fait l’objet d’une mise en concurrence exigeante et transparente.
· C’est une ville où les bâtiments publics sont assurés.
· C’est une ville où plutôt que de consacrer des millions d’euros à un centre équestre qui ne bénéficie pas aux Mâconnais, on utilise cet argent pour recruter des médiateurs et améliorer la vie dans tous les quartiers.
· C’est une ville où les élus sont exemplaires et où les frais de représentation restent raisonnables.
Enfin, je vais terminer par rappeler une évidence : l’alternance c’est sain pour une ville.
Mâcon a connu 3 grands cycles depuis la fin de la seconde guerre mondiale, 3 cycles de 25 ans :
· D’abord celui de Louis Escande, qui a transformé Mâcon après la guerre
· Ensuite, celui de Michel Antoine Rognard, qui a su donner toute sa place à l’ensemble des quartiers de Mâcon et qui a su améliorer la gestion financière de la ville.
· Enfin, il y a eu le cycle de M. Courtois, un cycle de 25 ans, un quart de siècle, qui, et vous le savez je ne pratique pas la caricature, a aussi su faire de bonnes choses pour la ville et a marqué son époque.
Aujourd’hui, il est temps d’ouvrir un nouveau cycle pour Mâcon. C’est le souhait.
Aujourd’hui, l’alternance est à portée de main. »
Émile Blondet a appelé tous ses colistier.es à monter sur scène pour entonner la Marseillaise.
Pour clore la soirée, le chanteur Célestin est venu interpréter quelques unes de ses dernières compositions.
Maryse Amélineau

Photos © Maryse Amélineau











































































