
Avec plus de 250 personnes réunies à la salle du Pavillon, Émile Blondet, tête de liste de Mâcon Demain » a réussi son pari : transformer une fin de campagne en un véritable élan d'espoir.
Entre ferveur militante et figures historiques, la liste « Mâcon Demain » a affiché une unité retrouvée et une ambition solidement chiffrée.
Il y avait comme un air de « grand soir » ce mardi à Mâcon. Le Pavillon affichait les couleurs du renouveau. Pour cette dernière réunion publique, la salle du Pavillon a fait le plein. Plus de 250 visages, des sourires, et surtout une présence symbolique forte : celle de Michel-Antoine Rognard, ancien maire de la ville, venu adouber cette nouvelle génération.
Aux côtés des ténors départementaux comme Jean-Luc Fonteray (71) et Christophe Greffet (01), c’est la jeune députée de Côte-d'Or, Océane Godard, qui a ouvert le bal. Elle a salué en Émile Blondet « un regard neuf qui, dans le respect du passé, apportera un supplément d’âme et de loyauté ».
L’un des moments forts de la soirée fut l'intervention de Catherine Amaro. Avec une poésie teintée de réalisme, celle qui a fait le pont entre Mâcon Citoyens et Mâcon Demain a appelé à la cohérence : « Face à l’urgence sociale et écologique, le vote utile dès le premier tour, c’est Émile Blondet. »
Le ton était donné : L’union et le « vote utile » ici, on ne joue pas la division, on cherche la « nuance » et le rassemblement d'une gauche plurielle mais soudée, composée à 60 % de citoyens non-encartés.
Quand Émile Blondet monte au pupitre, l'image du « jeune sorcier » s’efface derrière celle du technicien rigoureux. Fonctionnaire de l'État, passé par le ministère de l'Intérieur, le candidat n'élude aucun sujet sensible, le programme, est passé au scalpel : Sécurité, Santé et Économies.
Santé : Création d'un centre de santé municipal pour pallier le désert médical.
Sécurité : Une police municipale redimensionnée et présente dans les quartiers, couplée à une vraie politique de prévention.
Commerce : Agir sur les loyers commerciaux pour redonner vie au centre-ville.
Écologie : Végétaliser les cours d’écoles plutôt que d'investir massivement dans des infrastructures de niche comme le centre équestre de Chaintré.
L'exemplarité financière comme mantra : C'est sans doute sur la gestion que le candidat a été le plus percutant. Pas d'augmentation d'impôts, promet-il, mais une gestion « en bon père de famille ». Il pointe du doigt les 50 000 € de frais de traiteur annuels de la mairie actuelle ou les contrats passés hors marchés publics. « 1,1 million d'euros hors marché, c'est l'équivalent de 6 ans de petits-déjeuners gratuits pour nos écoliers » a-t-il lancé sous les applaudissements.
En conclusion, Émile Blondet a rappelé l'enjeu démocratique : incarner le renouveau pour éviter que l'extrême droite ne s'en empare. Remerciant son équipe, de son « Monsieur Loyal » d'un soir Emmanuel Jallageas au doyen José Martinez, il a quitté l'estrade dans une ambiance électrique.
Le « petit génie » de la gauche a manifestement réussi à ensorceler son auditoire par sa clarté, sa dignité et le sens de l’écoute.
Reste à savoir si, dimanche, les Mâconnais choisiront de transformer ce coup d'essai en coup de maître.
JYB













































































