
Communiqué
Comme chaque année, le Département de Saône et Loire doit fixer durant l’été le prix des repas dans les cantines des collèges, afin de permettre notamment aux parents des 16000 demi-pensionnaires de connaître les modalités applicables pour l’année scolaire à venir, et aux chefs d’établissements de préparer sereinement leur budget.
Au regard du communiqué volontairement polémique que vient de faire paraître le groupe Gauche 71 sur ce sujet, il nous paraissait utile de rappeler en toute transparence la réalité des chiffres et de la situation.
Tout d’abord concernant le prix d’un repas. Pendant de très nombreuses années, avec André Accary et notre majorité départementale, nous avions fixé le prix du repas dans les collèges à 3,33 €. Bien loin, et il faut le savoir, du coût réel d’un repas au collège par élève qui s’élevait à plus de 9 € (pour prendre en charge les dépenses liées aux achats, à la confection et aux services proposés). La différence (entre 3,33€ et 9 euros) étant prise en charge par le Département de Saône-et-Loire. Avec 2 millions de repas servis chaque année, ce sont donc plus de 11 millions d’euros que la collectivité a dépensé chaque année pour assurer ce différentiel, afin de permettre aux élèves de bénéficier chaque midi d’un repas équilibré et de qualité.
Depuis 3 ans, nous avons effectivement pris la décision d’augmenter chaque année le prix de la cantine au collège pour faire face aux évolutions de l’inflation et du prix des matière premières. Le prix du repas sera donc fixé au 1er janvier 2027 à 3,82 euros, soit une augmentation annuelle de 20 euros par rapport au tarif de l’année dernière. Mais le prix réel du repas par élève sera lui de l’ordre de 9,85€… ce qui obligera le Département à assumer une nouvelle fois la différence, et donc pour l’an prochain, d’assumer une dépense de 13,5 millions d’euros pour notre collectivité.
C’est cela la réalité des chiffres.
Concernant ensuite la question des tarifs différenciés. Effectivement, c’est un choix politique. Nous avons toujours privilégié le tarif unique, qui est donc le même pour tout le monde. Les raisons sont multiples et ont été déjà largement débattues ces dernières années en Assemblée départementale. N’oublions pas sur ce sujet que par des effets de seuil, les familles à revenus modestes juste au-dessus du quotient familial pourraient se retrouver désavantagées par le système des tarifs différenciés. Et qu’il existe déjà dans notre pays de nombreux dispositifs de soutien pour faire face à ces dépenses (fonds sociaux cantine, bourses, aides CAF ou départementales etc.).
Nous avons naturellement conscience de l’effort que cela peut représenter pour certaines familles. Mais il est important de rappeler que le prix fixé par le Département de Saône-et-Loire pour les collèges est l’un des plus bas de ceux pratiqués dans les départements de Bourgogne de Franche Comté.
C’est cela la réalité de notre choix.
Quant aux conseillers départementaux du groupe gauche 71, ils n’en sont plus à une contradiction près. Certains de leurs membres participaient encore récemment à des exécutifs communaux jusqu’aux élections municipales de mars 2026. Nous avons donc regardé les tarifs de base qu’ils avaient fixé pour leur cantine dans ces municipalités, pour l’année scolaire 2025/2026. Cela pouvait atteindre 6,30€ pour Cluny ou 5€ pour le Creusot, des tarifs donc nettement plus importants que ceux pratiqués par le Département.
C’est aussi cela la réalité de la situation…
Mathilde CHALUMEAU
Vice-présidente en charge des collèges











































