La sécurité est un droit du quotidien. Pourtant, en dépit des nombreux coups de menton et coups de poings sur la table, l’Etat a inexorablement reculé dans ce domaine régalien. Et c’est bien souvent vers les maires que nos concitoyens se tournent désormais. S’il faut déplorer le recul de l’Etat, il faut aussi prendre acte d’une nouvelle donne pour nos concitoyens. Comme citoyenne engagée, élue municipale et candidate pour devenir maire d’une ville de 35 000 habitants, je le constate.
Selon un récent sondage (Elabe, janvier 2026), la sécurité est la première priorité pour 45 % des sondés à l’approche des élections municipales. Je le constate aussi dans notre ville. Quel que soit le quartier où ils habitent, les Mâconnais demandent à se sentir en sécurité. Et, quand certains cherchent à enflammer un débat aussi sérieux, les uns choisissant le déni et les autres la surenchère, je veux proposer un autre chemin.
Maire de Mâcon, je me saisirai pleinement des prérogatives en matière de sécurité du quotidien. Les incivilités, sous toutes leurs formes, finissent par rendre la vie impossible à nos concitoyens. Les rodéos urbains qui font tant de bruit et sèment la pagaille, seront davantage sanctionnés comme les autres infractions routières. Chacun doit pouvoir vivre dans un quartier apaisé. Je renforcerai la sécurité des piétons comme celle des cyclistes et des conducteurs de trottinettes électriques, mais ceux circulant sur les trottoirs seront verbalisés.
Je crois en une police municipale de proximité. Je renforcerai cette proximité et le lien nécessaire avec les habitants. Pour cela, je recruterai des policiers municipaux et des médiateurs supplémentaires, avec un objectif : doubler, au terme de mon mandat, nos effectifs. Il est nécessaire de remettre de la présence humaine au service de la sécurité, puisque la vidéosurveillance n’a pas fait ses preuves pour réduire le sentiment d’insécurité ! Je veux réaliser un état des lieux de la vidéosurveillance existante, puis interroger son développement auprès d’un comité d’éthique dédié incluant des habitants pour s’assurer de la légalité des procédures et du respect des libertés des individus. Et s'assurer de leur efficacité au regard des sommes investies !
Je ne doterai pas la police municipale d’armes létales, et c’est en renforçant les effectifs que nos caméras, déjà en place, seront vraiment utiles. Plus nombreux, donc plus disponibles et plus proches des habitants, les policiers municipaux et médiateurs pourront assumer dans les meilleures conditions leurs missions au service des Mâconnaises et Mâconnais.
Je souhaite aussi que les maires puissent agir contre certains délits qui empoisonnent la vie au quotidien. Si la loi change, je le dis : je me saisirai pleinement des prérogatives du maire pour sanctionner les outrages sexistes et sexuels et les occupations de halls d’immeuble. Mais je dis aussi que l’Etat doit être au rendez-vous, notamment face au trafic de stupéfiants. Le renfort des effectifs de la police nationale est nécessaire. Les fonctionnaires de police doivent pouvoir enquêter et travailler dans de bonnes conditions. Je demanderai des effectifs supplémentaires.
Nous voulons toutes et tous une ville sûre et apaisée. C’est comme ça que nous ferons la ville pour tous, une ville qui rassemble. J’en prends l’engagement.
Ève Comtet Sorabella, élue municipale et candidate à la mairie de Mâcon














































