Communiqué
Abattage annoncé du cèdre centenaire de la résidence Les Roches
La Ville de Charnay regrette une décision contraire aux enjeux climatiques
La Ville de Charnay-lès-Mâcon a pris connaissance, par voie de presse, du projet d’abattage d’un cèdre du Liban centenaire situé au sein de la résidence Les Roches.
Cet arbre remarquable, âgé d’environ 120 ans, constitue un élément important du patrimoine paysager de notre commune.
À l’heure où notre territoire vient de connaître un épisode caniculaire d’une intensité exceptionnelle, cette décision interroge profondément.
Les collectivités locales consacrent aujourd’hui des moyens considérables à la végétalisation des espaces publics, à la création d’îlots de fraîcheur, à la lutte contre les effets du changement climatique et à la préservation de la biodiversité.
Dans ce contexte, la disparition d’un arbre centenaire apparaît en contradiction avec les efforts engagés collectivement.
La Ville tient également à préciser qu’elle n’a jamais été associée à cette décision, prise au sein de la copropriété. Elle l’a découverte, comme tous, par voie de presse. Aucune demande d’autorisation de voirie ou d’occupation du domaine public n’a, à ce jour, été déposée auprès des services municipaux pour permettre la réalisation de ces travaux.
Malheureusement, la commune ne dispose d’aucun pouvoir juridique lui permettant de s’opposer à cet abattage. En effet, cet arbre ne bénéficie d’aucune protection spécifique dans le Plan Local d’Urbanisme actuellement en vigueur. La décision relève donc exclusivement de la copropriété, qui l’a adoptée lors de son assemblée générale. C’est pourquoi, dans le cadre de la révision du PLU engagée par la municipalité, une attention particulière sera portée au recensement et à la protection des arbres présentant un intérêt paysager, environnemental ou patrimonial, afin que de telles situations ne puissent plus se reproduire.
Au-delà de ce dossier, cette actualité pose une question de société. Nous demandons toujours davantage aux collectivités et à l’État pour adapter nos villes au changement climatique. Mais cette responsabilité est également collective. La préservation des grands arbres existants constitue sans doute l’une des actions les plus efficaces et les plus immédiates pour lutter contre les effets des fortes chaleurs.
Cette situation nous rappelle que l’adaptation au changement climatique ne repose pas uniquement sur l’action des pouvoirs publics. Elle suppose également une prise de conscience collective et des choix cohérents de la part de chacun.
Les grands arbres sont un bien commun, même lorsqu’ils se trouvent sur des propriétés privées. Il est temps d’accepter que l’intérêt général puisse parfois conduire chacun à renoncer à une part de son confort individuel.
Christine Robin, Maire de Charnay-lès-Mâcon

















































