Lyhanna, l'injustice de trop
Les associations féministes "Femmes Solidaires Mâcon" et "NousToutes Mâcon" appellent à un rassemblement devant le tribunal judiciaire, LUNDI 8 JUIN à 19 H, pour le vote d'une loi-cadre intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants.
(D'autres rassemblements identiques, pacifiques, auront lieu au même moment partout en France.)
167 femmes et filles ont été victimes de féminicides en 2026.
Il y en a déjà 65 cette année, au 1er juin.
La mère d'une victime avait déjà porté plainte contre l'agresseur de Lyhanna.
Aucune enquête, aucune audition du suspect n'ont été menées à l'époque.
94 % des dossiers pour viol sont en effet classés sans suite en France.
On ne croit pas les victimes. Ou très, très rarement. Ou quand il est trop tard.
En ce qui concerne ce qu'on appelle aujourd'hui "l'affaire Lyhanna", le chef de l'État, en concertation avec le garde des Sceaux, parle de "drame absolu" et d'une "faille" dans le système judiciaire. Mais il ajoute que "ce n'est pas une question de moyens, mais de responsabilités" qui devront être établies par les enquêtes administratives !!
Pourtant, sans ces manquements, Lyhanna serait encore en vie.
Et bien d'autres filles et femmes encore.
Il s'agit donc bien d'un dysfonctionnement systémique. D'un manque de moyens humains et financiers, de formation, d'une vraie volonté politique.
Rejoignez-nous, nombreuses et nombreux, afin que la loi-cadre intégrale soit enfin présentée et votée à l'Assemblée nationale !
Pourquoi une loi-cadre intégrale ?
Face à des violences sexuelles, jusqu'à maintenant, la seule réponse des pouvoirs publics, mis au pied du mur par les féministes, était de mettre en avant des lois répressives. Cette réponse, uniquement répressive, est certes indispensable, mais largement insuffisante, d'autant plus qu'elle est rarement appliquée, ce qui assure l'impunité aux agresseurs.
C'est pour apporter une réponse globale que 153 organisations féministes, enfantistes et des syndicats, ont élaboré 140 mesures de protection intégrale, mesures de type législatif, réglementaire ou d'application des lois existantes. Beaucoup de ces mesures seraient applicables immédiatement avec une réelle volonté politique.
Les politiques publiques doivent mettre en place :
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la prévention à l'école avec l'EVARS ;
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la formation effective des professionnel·le·s ;
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le remboursement à 100 % des soins de santé adaptés ;
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la simplification du parcours judiciaire des victimes.
Il faut suivre, pour les enfants, les recommandations de la CIIVISE de novembre 2023.
Il faut également prendre en compte les violences au travail, inscrire dans le Code pénal les violences obstétricales et gynécologiques, créer une nouvelle infraction pour réprimer toutes les formes d'exploitation sexuelle physique et numérique, renouveler le plan d'action national contre les mutilations sexuelles féminines et en proposer un contre les mariages forcés.
Aucune mesure d'éloignement du territoire ne doit être applicable aux femmes étrangères engagées dans une procédure civile ou pénale pour violences.
C'est ainsi qu'on opérera un saut qualitatif dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants.
Karine Mazé-Drijsen
Pour Femmes Solidaires Mâcon



















































