Communiqué :
Collectif Belles Rives 01 / Gardons nos rives belles – avril 2026
Projet d'Hôtel à St-Laurent-sur-Saône
En janvier 2022, la mairie de St-Laurent-sur-Saône a accordé un permis autorisant la construction d'un hôtel de luxe sur la place de la République, juste à côté du pont millénaire. Des riverains, soutenus par le collectif citoyen Belles Rives 01, contestent depuis lors la légalité du permis, l'atteinte au patrimoine historique et la privatisation de cet espace public. Ils demandent que ce site remarquable soit préservé.
Après 4 ans de procédure, le Tribunal administratif de Lyon vient de reconnaître que ce permis de construire accordé par la mairie au promoteur privé n'est pas conforme.
Depuis 4 ans, les requérants expliquent sans relâche que ce permis de construire en zone inondable est illégal.
Depuis 4 ans, le maire J. Doussot essaye de faire croire que tout est normal dans ce dossier. C'est faux. Cette décision de justice prouve le contraire. Le tribunal reconnaît que la construction n'est pas une extension comme l'indiquait le permis. Elle accorde un délai supplémentaire à la mairie pour régulariser des pièces dans l'attente d'une nouvelle audience.
Depuis 4 ans, la mairie refuse d'écouter les requérants. Elle a ainsi rejeté le recours gracieux totalement gratuit qui avait été formulé début 2022. Depuis, elle a continué à défendre devant la justice le permis contesté.
Depuis 4 ans, les avocats de la mairie déposent des mémoires au tribunal qui disent la même chose que ceux du promoteur et plaident aux audiences avec les mêmes arguments.
Depuis 4 ans, la mairie aurait pu faire un autre choix. Elle aurait pu par exemple laisser le conseil du promoteur plaider seule. Mais elle en a décidé autrement.
Depuis 4 ans, la mairie paye ainsi son cabinet d'avocat en plus de celui qui est déjà payé par le promoteur. Et puisqu'il faut bien financer tout cela, ces frais sont payés par le contribuable.
Depuis 4 ans, plus de 150 000 € de frais d'honoraires comprenant ces dépenses de justice ont été inscrits au budget communal de 2022 à 2025.
Aujourd'hui, nous demandons la plus grande transparence à la mairie : l'intégralité des factures d'honoraire liées à ce permis de construire doivent être publiées, avec leur détail et sans délai. C'est de l'argent public, c'est notre argent, ce sont nos impôts. Bien qu'il soit légal et courant de défendre un acte administratif contesté, nous ne comprenons pas une telle obstination à défendre ce permis.
Aujourd'hui et comme depuis 4 ans, nous demandons que la place de la République reste publique et que la privatisation de sa partie nord soit annulée.
Aujourd'hui et comme depuis 4 ans, nous souhaitons ardemment qu'un vrai projet de restauration de l'Hôtel des Ducs de Savoie soit engagé pour préserver ce patrimoine St Laurentin.
Aujourd'hui et comme depuis 4 ans, nous nous élevons contre ce projet qui est un vrai scandale.
Et nous demandons qu'il y soit mis un terme.
Monsieur le Maire, contacté par nos soins, réagit sur ce dossier.
Jacques Doussot : « Le Tribunal Administratif (TA) a demandé une régularisation du permis de construire par un permis modificatif sur 2 points qui sont à compléter et qui seront complétés. Le dossier de permis modificatif va être déposé à la fin du mois. Une fois que l'instruction sera donnée si le permis est accordé, il va être proposé au Tribunal Administratif et le TA délibérera en fonction. Tout est transparent et le délibéré a déjà été exposé en conseil municipal. Le délibéré stipule que les 2 points de régularisation concerne la transparence hydraulique concernant la reprise en sous-œuvre du bâtiment existant et du bâtiment de l'extension par rapport au PPRI, par rapport à la GEMAPI, etc. Ce sont des choses que l'on fait visiter par des spécialistes, experts en la matière, et qui seront proposés dans le nouveau dossier modificatif. Et puis, il y a un point concernant le stationnement avec une concession à long terme sur le domaine communal de places de stationnement qui seront dédiées à l'automne. Dans la commission des finances et dans le budget de chaque année du mandat à partir de 2022 au moment où il y a eu les recours, on a évoqué l'utilisation de conseils et les financements des conseils. Un conseil qui concerne la mairie relatif à la défense du permis de construire, qui a été obtenu par la DDT, par le SDIS et par l'ABF, donc toutes les institutions donnent le feu vert, nous défendent, et le promoteur, lui, a ses conseils qu'il paye également au même titre que la mairie mais ce n'est pas la mairie qui paye pour le promoteur. »
Maryse Amélineau

















































