
Pour son 30ème anniversaire, la Confrérie des Talmeliers du Bon Pain organisait son Chapitre, ce dimanche 7 juin, au château de Varennes-lès-Mâcon.
14 confréries étaient réunies pour l’occasion, parmi lesquelles celles des Gaufrettes Mâconnaises et des Saveurs du Pays Charolais, pour les plus locales.
Dès 10 heures, les confréries, en grande tenue et précédées de leurs étendards respectifs, se sont dirigées en procession vers la chapelle du château, où il a été procédé à la bénédiction du pain, lequel fut distribué à la sortie de la cérémonie.
Suite à quoi, fanfare en tête, la procession s’est ébranlée à travers les rues du village, en direction du parking de la salle des sports où un vin d’honneur a été offert par la Municipalité.
De retour au château (toujours en procession), les dignitaires de la confrérie du Bon Pain ont procédé à 10 intronisations, en commençant par leurs hôtes, René Daniel, Maire de la Commune, et Romuald Augoyard, Président du Comité des Fêtes (Var’Évents).
-
Les intronisés :
M. René Daniel (Maire de Varennes-lès-Mâcon)
M. Romuald Augoyard (Président de Var’Évents)
Mme Marie Curta Da Silva (Confrérie du Cardon)
Mme Sylvie Veuriot (Confrérie Royale de Gones et des Magnauds)
M. René Berthaud (Confrérie des Saveurs du Pays Charolais)
Mme Martine Dely (Confrérie du Gâteau de Saint-Genix)
M. René Sapin (Confrérie du Bleu de Solaize)
M. Henri Pinet (Confrérie de la Gourmanderie du Pays de Tarare)
M. Claude Poissonnet (Confrérie de la Gaufrette Mâconnaise)
M. Jean-Paul Conrad (Confrérie du Gâteau de Saint-Genix)
L’ensemble des confréries a ensuite été convié à passer à table pour un excellent repas concocté par le restaurant "Au Château".
-
Un peu d’histoire
- Le talemelier ou talemeslier est cité dans le Livre des Métiers d'Étienne Boileau en 1268. Nom issu des verbes ancien français taler (battre) et mesler (mélanger). À l'origine, il s'agit d'un tamisier qui tamisait la farine de froment grossière reçue des moulins. Plus tard, pour diversifier son activité, il a obtenu le droit de cuire le pain dans le four banal, devenant également "fournier".
- Dès qu'il a pu obtenir le droit d'avoir son propre four, il est devenu l'équivalent de "panetier" ou de "pâtissier". En fabriquant spécifiquement des boules de pain, il s'impose comme un boulanger au XIIIe siècle (les statuts donnés par Saint Louis lui donnent la qualité de boulangers talmeliers), mais ses productions sont soumises à des règlements de qualité, de composition, de poids et de taille (l’ordonnance du roi Jean, du pénultième février 1350, dit que nul boulanger ou talmelier ne pourra mettre deux sortes de blé dans le pain). La talemelerie, avec le double sens de "boulangerie" ou "métier de boulangerie", est citée dans le "Livre de Jostice et de Plet" au XIIIe siècle.
- La Commanderie s’est donnée pour mission de promouvoir le pain, à travers les choix de blés et farines, les méthodes de fabrication, sans tricher sur les temps de fermentation, qui sont les valeurs sûres de l’authenticité. Depuis des millénaires, le pain nous accompagne chaque jour, avec un statut particulier pour les Français, puisque, à travers le monde, notre baguette de pain est l’un des plus beaux symboles de la France. En haute gastronomie, les chefs apportent le plus grand soin au pain tout comme, plus simplement chez soi, le bon pain est toujours flatteur pour les convives, en famille ou entre amis. Transmettons les traditions, les valeurs, le savoir, partageons les connaissances, choisissons la main de l’Homme pour la mise en forme du pain, respectons la terre pour élever les épis de blé, et ainsi le pain poursuivra son chemin encore des millénaires.
Jean-Marc Milamant

























































































