
Une cinquantaine de charnaysien.es se sont rassemblés ce lundi à 12h autour de leur maire Christine Robin, entourée des membres du conseil municipal, suite à l'appel lancé hier par l’Association des Maires de France. Le rassemblement était prévu sur la place Samuel Paty, devant la mairie.
Christine Robin a commencé par remercier toutes les personnes venues manifester leur soutien solidaire aux différentes victimes des violences, pillages et incendies du 17 octobre. Elle a ensuite lu le texte prévu pour la circonstance et dans lequel il est rappelé que ce qui a eut lieu samedi dans plusieurs villes de France n’est pas le fait de débordements de fin de manifestation, mais bien « des actes plus graves, qui ont été prémédités, et leurs auteurs, qu’ils soient des ultras-politiques, des casseurs, venus s’en prendre aux commerces, qui sont dangereux, organisés, armés, déterminés. »
« Maires, conseillers municipaux, agents du service public », a-t'elle poursuivi, « nous nous engageons tous les jours pour servir nos communes dans la paix et l’unité. Nous sommes aujourd'hui écœurés et révoltés. Nous exprimons notre reconnaissance aux services de secours et aux forces de l’ordre, ils ont lutté sans relâche contre des groupes violents avec des moyens largement insuffisants, parfois au péril de leur propre sécurité. Nous disons notre solidarité aux commerçants et habitants face aux actes de vandalisme ignobles. Nous les soutenons dans ces heures difficiles pour la reprise de leurs activités. »
L’édile a exprimé également la solidarité des maires de France à tous les élus locaux qui ont du affronter la violence des faits et à « tous les agents communaux qui se sont mobilisés dès la nuit de samedi à dimanche pour réparer les dégâts. » « Incendier une mairie, agresser ses agents, les menacer de mort comme à Limoges, sont des actes qui vont bien au-delà du symbole, c'est une attaque organisée contre ce que nous avons en commun, de plus précieux : la paix civile et nos libertés publiques fondamentales. » Elle a souligné, à travers ce discours, que « les violences du 17 octobre ont porté atteinte gravement à la liberté d'expression et de manifester dans ce que les manifestants ont souhaité exprimer. Ces violences ont éclipsé les messages qu’ils ont souhaité porter. »
Le discours s'est poursuivi sur le rappel des responsabilités de l'exécutif : garantir le retour à l’ordre public en donnant les moyens nécessaires pour agir sur le terrain ; celle de l'autorité judiciaire : sanctionner les auteurs à la mesure de la gravité extrême de leurs actes ; celle de toutes les forces politiques, sociales et syndicales : condamner sans réserve ces agissements en mettant tout en œuvre très vite pour parvenir à l'apaisement dont le pays a besoin.
La responsabilité des habitants, « plus puissante que ceux qui sèment le chaos, n’est pas oubliée, elle est de dire "stop" en se mobilisant. Les maires y contribueront autant qu’il leur sera possible. La place est maintenant aux actes et rétablissement de l’ordre républicain. »
Elisabeth Bracon































































