
Réunis dans une salle à la Maison des syndicats cette fin d'après-midi, un groupe de lycéens a tenu une assemblée générale pour organiser la journée de mardi.
Ils ont reçu l'aide de la CGT, qui a déclaré la manifestation et leurs a mis une salle à disposition. Il était en effet difficile de demander une salle dans une lycée compte tenu de l'ambiance générale. « On ne nous aurait pas laissés rentrer » indique le porte-parole Théo.
Ce temps leur a permis de valider leurs revendications, la première d'entre elles étant d'être entendus. Pas facile avec un président de la République qui méprise l'expression populaire. « Il se moque de nous depuis 10 ans » a-t'on pu entendre.
Vis-à-vis des forces de l'ordre, la méfiance est particulièrement élevée compte tenu des deux premières journées de manifestation lors desquelles le gazage au lacrymogène sans raisons apparentes a marqué les esprits.
Ont été dénoncés également « le racisme et la violence policière », « le silence de la préfecture et des politiques », « la population qui nous traite d'incapables à longueur de journée », le sacrifice du système éducatif par les élites politiques », « l'école qui devient inégalitaire », « parcoursup, qui dénature le but de l'école », ainsi que « le traitement des événements par certains médias, ne montrant que les dégradations. »
La barque était donc bien chargée ce soir...
Quoi qu'il en soit, demain mardi, les lycéens poursuivront leur mouvement avec les mêmes ressorts, que nous rappelons ici : des journées surchargées et des emplois du temps à trou ; des retards involontaires comptabilisés sur parcoursup ; des aménagements sont demandés contre les températures extrêmes, en été comme en hiver.
Rodolphe Bretin




























































