Monsieur Émile Blondet, président du groupe Mâcon demain au conseil municipal a immédiatement réagi à l'annonce de l'interdiction des trottinettes en centre-ville ce lundi 4 mai : « Je me réjouis que le maire ait repris notre proposition. Il faut maintenant s'assurer que cette mesure soit respectée. Cela suppose notamment d'augmenter les effectifs de notre police municipale et de mener un travail de pédagogie et de prévention auprès des usagers. »
Monsieur Baptiste Delcroix Conseiller municipal d’opposition, a transmis au maire de Mâcon ce mardi 5 mai, un courrier de demande d’arrêté municipal modificatif relatif à la circulation des EDPM portant sur l’arrêté municipal n°316-2026-RG.
Mâcon, le 5 mai 2026
À l’attention de Monsieur Jean-Patrick Courtois, Maire de Mâcon,
À l’attention de Monsieur Maxime Plat, adjoint à la sécurité
À l’attention de Monsieur Romain Auvigue, conseiller délégué aux commerces
Objet : Demande d’arrêté municipal modificatif relatif à la circulation des EDPM, vélos, scooters électriques et petites motos électriques dans l’ensemble des zones commerçantes du centre-ville de Mâcon
Monsieur le Maire,
Monsieur l’Adjoint à la sécurité,
Monsieur le Conseiller délégué aux commerces,
Par la présente, je souhaite vous interpeller officiellement au sujet de l’arrêté municipal n°316-2026-RG relatif à la réglementation de la circulation des engins de déplacement personnel motorisés, dits EDPM, dans certaines zones du centre-ville de Mâcon.
Je tiens d’abord à le dire clairement : je salue le principe de cet arrêté. Il répond à une préoccupation réelle des Mâconnaises et des Mâconnais, à savoir la sécurisation des cheminements piétons face à la multiplication des trottinettes électriques, gyropodes, gyroroues et autres engins assimilés.
Toutefois, cet arrêté, tel qu’il est aujourd’hui rédigé et expérimenté, demeure incomplet, insuffisant et inéquitable dans son périmètre comme dans son champ d’application.
En effet, les EDPM constituent une catégorie juridique précise. Ils ne recouvrent ni les vélos, électriques ou non, ni les scooters électriques, ni les petites motos électriques, qui sont pourtant eux aussi régulièrement constatés sur les trottoirs, dans les zones commerçantes et sur les espaces piétons. Limiter l’arrêté aux seuls EDPM revient donc à ne traiter qu’une partie du problème, alors même que les difficultés vécues par les piétons, les commerçants, les riverains, les personnes âgées, les familles avec enfants ou les personnes à mobilité réduite dépassent largement le seul usage des trottinettes électriques.
Par ailleurs, le périmètre retenu exclut une partie importante du centre-ville commerçant. Une fois encore, les commerçants du haut de la ville semblent oubliés, alors qu’ils participent pleinement à la vitalité économique de Mâcon et qu’ils sont confrontés aux mêmes difficultés de sécurité, de circulation et de tranquillité que les commerces situés dans l’hyper-centre.
Je pense notamment à la rue Rambuteau, dont les trottoirs sont particulièrement étroits et où circulent quotidiennement des EDPM, mais aussi des vélos et autres engins motorisés. Cette rue comprend pourtant de nombreux commerces et services de proximité : coiffeurs, salons esthétiques, pharmacie, point colis, cordonnier et autres activités utiles à la vie quotidienne des habitants.
Je pense également au bas de la rue de l’Héritan, qui a été le théâtre, ces dernières semaines, de deux accidents impliquant des trottinettes et des piétons, ainsi que des vélos et des piétons. Là encore, ce secteur compte des commerces essentiels : boucher, opticiens, boulangers, magasins de vêtements, téléphonie, points colis et autres commerces de proximité.
La place de la Barre doit également être pleinement intégrée à cette réflexion, avec ses commerces et services de proximité : banque, tabac-presse, opticien, micro-crèche, café, bar-restaurant. Le même constat vaut pour les rues Matthieu, Victor-Hugo et les rues adjacentes, ainsi que pour l’ensemble des zones commerçantes du centre-ville, y compris les secteurs situés aux abords immédiats de l’hyper-centre.
Il n’est pas acceptable que la sécurité des piétons et la protection de l’activité commerciale soient pensées uniquement pour certaines rues et pas pour d’autres. Il n’est pas acceptable non plus que certains commerçants bénéficient d’une mesure de protection et que d’autres, pourtant exposés aux mêmes nuisances et aux mêmes risques, en soient exclus.
La sécurité publique ne peut pas être à géométrie variable. La tranquillité des piétons ne peut pas s’arrêter à quelques rues. Le soutien aux commerçants ne peut pas se limiter au périmètre le plus visible du centre-ville.
C’est pourquoi, au nom de l’opposition municipale, je vous demande officiellement de prendre un arrêté municipal modificatif afin :
1. d’étendre le périmètre de l’arrêté à l’ensemble des zones commerçantes du centre-ville de Mâcon, y compris les rues Rambuteau, de l’Héritan, Matthieu, Victor-Hugo, la place de la Barre et toutes les rues adjacentes concernées ;
2. d’inclure explicitement, au-delà des seuls EDPM, les vélos, vélos à assistance électrique, scooters électriques, petites motos électriques et tout véhicule ou engin non autorisé à circuler sur les trottoirs ou dans les espaces piétons ;
3. de prévoir une signalisation claire et visible dans l’ensemble des secteurs concernés, et non uniquement dans les zones piétonnes déjà identifiées ;
4. de renforcer les contrôles de police municipale dans les rues commerçantes exclues du dispositif actuel ;
5. d’associer réellement l’ensemble des commerçants du centre-ville, y compris ceux du haut de la ville, à l’évaluation de cette expérimentation.
Monsieur le Maire, Monsieur l’Adjoint, Monsieur le Conseiller délégué, vous indiquez vouloir protéger les piétons et apaiser le centre-ville. Nous partageons cet objectif. Mais pour qu’une mesure soit juste, elle doit être complète. Pour qu’elle soit efficace, elle doit répondre à la réalité du terrain. Pour qu’elle soit comprise, elle ne doit pas donner le sentiment que certains secteurs commerciaux de Mâcon sont traités comme secondaires.
Les commerçants du haut de la ville ne demandent pas un traitement de faveur. Ils demandent simplement à être considérés au même titre que les autres. Les piétons qui empruntent la rue Rambuteau, la rue de l’Héritan, la place de la Barre, les rues Matthieu, Victor-Hugo et les rues adjacentes ont droit au même niveau de sécurité que ceux des rues déjà intégrées à l’arrêté.
Je vous demande donc de corriger sans délai cette situation par un arrêté modificatif, afin que l’ensemble des acteurs économiques du centre-ville et l’ensemble des usagers de l’espace public puissent bénéficier d’une protection cohérente, équitable et réellement efficace.
Dans l’attente d’une réponse rapide et d’une modification effective de l’arrêté municipal concerné, je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, Monsieur l’Adjoint, Monsieur le Conseiller délégué, l’expression de ma considération distinguée.
Baptiste Delcroix Conseiller municipal d’opposition Mâcon





















































