
Suite au projet « Gustave Eiffel, un Dijonnais ingénieux », les classes de 4ème du collège Bréart ont pu rencontrer Monsieur Guy Fossat, abordant une personnalité mâconnaise, malheureusement encore méconnue : Alphonse de Lamartine (1790-1869).
Sous la révolution industrielle, les élèves ont découvert qu’en 1870, la France est le deuxième pays le plus peuplé, avec 38 millions d’habitants. L’invention des machines telle la machine à vapeur remplace les hommes et les animaux. Lamartine défend les prolétaires, non propriétaires de biens qui vendent leur force de travail en échange d’un salaire. Il veut limiter l’industrialisation afin de protéger les ouvriers et l’artisanat. Il propose ainsi des réformes pour faciliter leur mode de vie : la protection contre les maladies, pouvoir épargner, l’école pour tous, le droit de vote, les revues d’éducations accessibles au plus grand nombre, pour ne citer que ces quelques exemples.
Voici un extrait d’un de ses deux cents discours prononcé, ici, à la Chambre des Députés, le 03 février 1835 :
« Nous nous le dissimulons en vain ; nous l’écartons en vain de nos pensées ! ... La question des prolétaires est celle qui fera l’explosion la plus terrible dans la société actuelle si la société, si les gouvernements se refusent à la sonder et à la résoudre. » Il déclare, le 13 mars 1834 « l’horrible volcan sur lequel l’industrie repose ».
Après plusieurs échanges avec les collégiens, Monsieur Fossat a rappelé son intérêt pour Alphonse de Lamartine :
« Il fut un homme politique sincère ayant réalisé des réforme à son échelle pour faciliter la vie des gens, et plus particulièrement ceux des classes populaires. »
Catholique convaincu, l’auteur des Méditations poétiques (1820) a, en effet, fait voter des crédits par le Conseil Municipal de Mâcon de manière à ce que les religieuses de l’Hospice de la Charité de Mâcon (rue Carnot aujourd’hui) recueillent des enfants abandonnés dans « le tour d’abandon », placé près de la porte de l'Hospice, respectant ainsi l'anonymat de ce geste de détresse.
Voilà une cinquantaine d’années que Monsieur Fossat vit à Mâcon : « J’ai découvert que 9/10ème des écrits de Lamartine n’ont strictement rien à voir avec ses poèmes. » Pour aller plus loin, vous pouvez consulter son site consacré à l’univers lamartinien : https://www.sitelamartine.fr/
Cette intervention fut l’opportunité d’unir deux personnalités bourguignonnes de renom appartenant à notre cher patrimoine : Eiffel et Lamartine.
Mohamed Bouabane
























































