
À l’initiative de la Municipalité, le Major Pierre Solignac, Commandant de la Brigade Territoriale Autonome (BAT) de la Chapelle de Guinchay et Didier Pin, 3ème adjoint en charge de la prévention et de la sécurité, organisaient ce jeudi soir, dans la salle du pressoir, une réunion de participation citoyenne, sur le thème de la sécurité, à destination principalement des élus et responsables des onze communes se situant dans le champ d’action de la gendarmerie de la Chapelle de Guinchay. 52 personnes ont répondu à l’invitation.
Officiellement en charge de la brigade locale depuis le 16 Janvier, le Major officiait auparavant à la brigade de recherche de Mâcon. À l’occasion de sa promotion, c’est lui qui a choisi son affectation à la brigade de la Chapelle de Guinchay par affinité avec la région.
Les thèmes abordés au cours de la réunion étaient les suivants :
- La délinquance locale (entendons par là tout le secteur d’action de la brigade). Tout d’abord quelques chiffres : en 2024, sur l’ensemble de ses onze communes d’action, la gendarmerie de la Chapelle a enregistré 539 faits de cybercriminalité, 94 cambriolages, et 70 atteintes aux personnes. En 2025, on a constaté une baisse de ces actes, avec 525 faits de cybercriminalité, 72 cambriolages et 62 atteintes aux personnes. Cependant, Il a déjà été procédé à 26 gardes à vue depuis le début de l’année (chiffre habituellement atteint en Octobre.
50% du personnel de la brigade est constamment sur le terrain. Actuellement il n’y a que 9 gendarmes à la brigade, mais d’ici le mois de Septembre, l’effectif doit remonter à son niveau normal de 13 à 14 militaires. Depuis le début de l’année, c’est la commune de Crêches sur Saône qui a été le plus impactée par les cambriolages.
- La participation citoyenne, (à ne pas confondre avec l’action « voisins vigilants »). C’est un dispositif officiel et partenarial.
De part ses effectifs, la gendarmerie ne peut pas être sur tous les fronts. Pour optimiser son action, la participation citoyenne, dispositif de liaison entre le Préfet, les Mairies et la Gendarmerie, permet de centraliser toute information potentiellement suspecte que la gendarmerie peut recouper avec les informations déjà en sa possession pour une prévention plus efficace.
Attention ! On ne parle pas de délation mais de civisme et surtout pas de milices privées ! En aucun cas un particulier ne doit intervenir lui-même et par là même se mettre en danger.
En reprenant les termes du major, ce sont ses « gendarmes en civil » mais répétons-le, leur seule action est de faire remonter des informations. Pour ce faire la gendarmerie a créé un groupe WhatsApp en collaboration avec les mairies de son secteur.
À cet effet, les Mairies organisent des réunions publiques d’information, signent un protocole avec les autorités d’une durée de 3 ans et désignent des citoyens référents en fonction de leur connaissance des usages et des habitants de leurs quartiers (on ne parle toujours pas de milices).
De son côté, la Gendarmerie désigne dans ses effectifs, un gendarme référent par commune, analyse les informations qui lui sont remontées, diffuse les alertes et conseils de prévention et présente un bilan annuel aux habitants et élus.
- La Cyber malveillance :
C’est un fléau en augmentation constante qui demande de la part de tout le monde un minimum de réflexion et de bon sens. Jamais une contravention ne vous parviendra par mail !
Un adresse mail importante à retenir pour un signalement, un dépôt de plainte, ou un simple renseignement : 17Cyber.gouv.fr
Une bonne hygiène numérique est requise pour palier au mieux ces désagréments : l’usage de mots de passe trop évidents comme le nom et la date de naissance, est à proscrire. Il convient d’utiliser des codes complexes et à usage unique surtout pour des comptes sensibles comme la banque. Se méfier des liens reçus par SMS ou mail, en cas de doute contacter la personne ou l’organisme supposé émetteur par un moyen connu et fiable.
- La sécurité routière : Didier Pin en exprime les points clefs.
Un respect strict des réglementations est nécessaire de la part de tout le monde et une vigilance accrue aux abords des zones sensibles comme les écoles. Les trottoirs ne sont pas des places de stationnement ni des autoroutes pour vélo ou trottinettes, mais sont réservés à l’usage des piétons qui deviennent vulnérables s’ils doivent descendre sur la chaussée.
À propos des trottinettes électriques, sujet complexe et sensible, il est rappelé que leur usage est réservé aux personnes de 14 ans et plus, qu’elles doivent obligatoirement être assurées indépendamment (la vignette doit être apposée sur le véhicule), le transport de personnes et de marchandise est interdit et comme pour tout autre véhicule, l’usage du téléphone et d’écouteurs est prohibé, elles doivent être bridées à 25 km/h et l’usage sur les trottoirs est bien sûr interdit.
Les engins non motorisés tels que skateboard rollers et trottinettes classiques, mais bien sûr pas les bicyclettes, sont autorisés sur trottoirs et espaces piétonniers sous condition de rouler au pas (vitesse d’un piéton) et de respecter la sécurité des autres usagers.
- Le nouveau fléau, le protoxyde d’azote.
Pour le moment, aucun moyen coercitif n’est disponible. Ce produit, en vente libre, utilisé à la base dans les shakers à chantilly, dont personne n’ignore les ravages irréversibles qu’il engendre sur le cerveau des consommateurs, n’est actuellement pas considéré comme une drogue et échappe par le fait à toute juridiction. Des textes de loi sont à l’étude, portant au préalable sur le transport de ce produit et surtout sur la quantité transportée.
Jean-Marc Milamant




































































