L’usine, qui s’étend sur 26 000 mètres carrés de bâtiments, va déménager en 2027 pour s’agrandir et accueillir un site de production basé pour l’heure à Grenoble. Schneider à Grenoble, c’est 5 000 personnes a précisé Eric Lagrange, directeur de l’usine. Mâcon récupère une unité de 50 personnes et quittera le site de la rue de la Résistance pour s’implanté ailleurs sur la ville. Un investissement de 100 millions d’euros dont macon-infos s’est déjà fait l’écho. Un tel investissement et un tel déménagement fait évidemment l’objet de toutes les attentions. Dominique Dufour a donc visité l’usine cet après-midi en compagnie du maire de Mâcon Jean-Patrick Courtois et du député Benjamin Dirx, accompagné également des services de l’Etat en charge de l’économie.
Rappelons que Schneider Électric est leader mondial de la distribution électrique. Le groupe a mis en place depuis plusieurs années une stratégie multi-hub, c’est à dire une régionalisation des compétences. « Chaque structure a son autonomie » a expliqué Eric Lagrange. Un stratégie qui permet à l’usine mâconnaise d’avoir sa spéciticité, à savoir le câblage, l’assemblage et le contrôle de cellules électriques conçues selon les besoins de leurs clients. « Nous sommes des artisans dans un monde industriel » aime à définir le directeur. « On fait du spécifique à l’échelle industrielle. »
L’usine emploie 650 personnes et sort 70 cellules par jour. Elle livre à 50 % en France. 80 % de l’export se fait en Europe. Elle participe au projet nucléaire anglais Sizewell C, un projet de réacteur nucléaire EPR dans l’est du pays, porté par l'énergéticien français EDF, et pour lequel le gouvernement britannique a promis d’investir 14,2 milliards de livres (presque 17 milliards d’euros).
Portée par le nucléaire et le boom des data centers, l’activité croit à vitesse grand V. À tel point qu’il lui faut recruter 150 personnes dans tous les métiers.
Schneider Électric, une visite incontournable pour le nouveau préfet. CQFD.
Rodolphe Bretin