
Les jardiniers bénévoles du village proposaient ce samedi la fameuse vente de courges cultivées aux jardins partagés. Ce moment convivial, organisé chaque automne, bénéficie au fonctionnement de l’association "Vergers et Jardins de la Source".
Aux jardins, on cultive librement avec les avantages du fonctionnement collectif
Les jardins sont disposés en un quadrillage rectiligne et l’outillage est partagé. Sur 700 m², ce sont environ 15 carrés cultivés par les habitants volontaires, chacun cultivant sa parcelle indépendamment des autres.
L’eau provient de la source et de son ru. Ce mode d’arrosage se complète d’un système de récupération des eaux de pluie ainsi que d’une cuve enterrée, le tout sans recours au réseau d’adduction d’eau.
Une surface est dédiée à la culture de cucurbitacées destinées à la grande vente annuelle.
Au stand, le choix était vaste ce samedi, entre confitures faites maison et conserves de courges lacto-fermentées, tandis qu’une table complète réunissait potirons, potimarrons, butternuts, coloquintes, etc.
L’aménagement d’une parcelle communale et sa gestion par l’association
Autour de 2010, des habitants sollicitaient la mairie afin de disposer d’une surface à cultiver à plusieurs ménages. Constituée en 2013, l’association "Vergers et Jardins de la Source" (AVJS) s’est vu confier la gestion de la parcelle communale par la municipalité, moyennant un loyer forfaitaire.
Président depuis quatre ans des Vergers et Jardins de la Source, Maurice Petitjean décrit le lieu comme un espace de lien villageois. Le jardin peut également accueillir les animations proposées par les habitants.
Récemment, un jardinier qui utilisait deux parcelles a confié l’une d’elles à un couple qui vient de s’installer au village.
Ici, on s’inspire de l’agriculture biologique et de la permaculture. Bonne ambiance et entraide sont des valeurs vivantes entre les jardiniers, qui accomplissent ensemble les travaux d’entretien : taille, tonte, entretien général...
L’accès à la parcelle se fait en longeant les alignements de cognassiers, poiriers, pommiers, cerisiers et pruniers. Plantées il y a plus d’une décennie, ces variétés anciennes forment aujourd’hui un verger conservatoire arrivé à maturité, illustration concrète des politiques territoriales en faveur de la biodiversité.
Marthe Michel






































































