Communiqué
Lundi 16 février, en séance à l’Assemblée nationale, le député de Saône-et-Loire Benjamin Dirx portera une proposition de résolution visant à renforcer le pilotage et la cohérence de la politique nationale du sport. Cette proposition de résolution demande notamment :
- d’inscrire la stratégie de notre politique sportive dans une loi de programmation
- d’instaurer un véritable budget pluriannuel sur le temps d’une olympiade
- de renforcer le pilotage interministériel des politiques sportives
- de construire une politique d’équipements identifiée, simplifiée et optimisée
- de faciliter les partenariats publics-privés vertueux
Dans une société traversée par des fractures sanitaires, sociales et territoriales profondes, le sport constitue l’un des derniers espaces communs de cohésion, de mixité et d’engagement collectif. Il est devenu un bien commun stratégique.
La proposition portée par Benjamin Dirx vise à franchir une étape structurante : faire du sport un déterminant majeur de l’action publique, au même titre que l’éducation, la santé ou l’aménagement du territoire.
L’objectif est clair : sortir d’une logique d’arbitrages annuels et construire une politique publique structurée, lisible et durable.« Le sport irrigue la santé, l’éducation, l’économie, la cohésion sociale et l’attractivité territoriale. Il a besoin d’un cap stratégique et d’une visibilité pluriannuelle. »
Au cœur de cette proposition de résolution se trouve une orientation structurante : préparer l’adoption d’une loi de programmation du sport inscrite dans le temps long, alignée sur le cycle d’une olympiade.
Cette loi devra permettre de sécuriser une trajectoire budgétaire pluriannuelle lisible, de donner de la visibilité aux clubs, fédérations, collectivités et bénévoles tout en sortant d’un modèle de financement trop dépendant de la volatilité de ressources fiscales affectées.
La proposition prévoit la création d’un Comité interministériel du sport, placé sous l’autorité du Premier ministre. L’objectif est de faire du sport un levier transversal de l’action de l’État, en coordonnant les politiques publiques liées à la santé, à l’éducation, à la jeunesse, à l’économie, à l’inclusion sociale et à l’aménagement du territoire.
Le député insiste sur la réalité structurelle du modèle français : les collectivités territoriales sont les premières à financer le sport. La stratégie proposée vise donc à renforcer l’investissement de l’État sur les territoires les plus fragiles tout en garantissant une équité territoriale d’accès à la pratique sportive, sécuriser les grands programmes d’équipements, et enfin mobiliser, lorsque cela est pertinent, des partenariats public-privé.
Dans le prolongement de la dynamique sportive nationale des dernières années, l’ambition est de franchir une nouvelle étape : faire de la France une nation sportive durable.
« Faire du sport un pilier de l’action publique, ce n’est pas ajouter une politique de plus. C’est faire le choix d’une société plus juste, plus saine et plus solidaire. »
Cette proposition de résolution portée à l’Assemblée nationale vise à faire du sport un outil structurant des politiques sociale, sanitaire et territoriale du pays.








































