mercredi 18 mai 2022

 

Le Comité régional olympique et sportif de Bourgogne-Franche-Comté a réalisé une enquête auprès de ses adhérents, pour comprendre l’impact de la crise sanitaire sur leurs pratiquants. La présidente du CROS, Chrystel Marcantognini, en fait le bilan.

 

Communiqué

Il est vrai que le CROS BFC reste aujourd’hui une structure confidentielle aux yeux du grand public et même parfois dans le mouvement sportif. Nous travaillons chaque jour pour répondre un peu plus à des questions basiques du type : qui sommes-nous ? que faisons-nous ? C’est en ce sens que nous devons être visible par le grand public mais également pour nos adhérents : les ligues et les comités régionaux de notre région Bourgogne-Franche-Comté.

Avec la période difficile que nous traversons depuis le début de l’année 2020 le monde du sport a été fortement impacté, comme de nombreux autres secteurs d’activités, par la crise sanitaire. En tant qu’acteur privilégié du sport en Bourgogne-Franche-Comté il nous a semblé tout à fait naturel d’accompagner nos adhérents et de comprendre aujourd’hui leur situation, à l’heure où nous commençons à retrouver une dynamique « un peu » plus positive que les confinements qui ont mis à l’arrêt le sport amateur et fortement ralenti le sport professionnel, en espérant qu’elle puisse se poursuivre le plus longtemps possible.

Ce sont 73 ligues et comités régionaux qui sont adhérents du CROS BFC et répartis en cinq catégories : celles découlant de fédérations olympiques, de fédérations nationales sportives, de fédérations multisports ou affinitaires, de fédérations scolaires ou universitaires et enfin les membres associés.

Nous n’avons pas souhaité faire de distinction et nous avons réalisé une enquête qui a été transmise de la même manière à l’ensemble de nos adhérents. Sentiments, licences, professionnalisation, compétition ou encore communication, nous avons voulu balayé un maximum de secteurs pour être au plus près de leur situation actuelle et comprendre l’impact de la crise sanitaire sur nos adhérents. Les résultats de l’enquête dont je vais vous dresser le bilan découlent de réponses de 33 structures sur 73, soit un taux de réponse de 45%.
Je tiens à remercier l’ensemble des structures ayant répondu de manière transparente à cette enquête.

Tout d’abord, nous avons voulu savoir dans quel état d’esprit se retrouvaient les dirigeants.

Trois tendances ressortent le plus par rapport aux sentiments des dirigeants des ligues et comités régionaux de notre région : 60% nous ont indiqué être toujours vigilants dans la traversée de cette crise sanitaire, 49% se disent toujours motivés tandis que 39% nous ont confié être inquiets. Sur un autre aspect positif, la solidarité a été soulignée par 21% des dirigeants.
A l’inverse, les aspects négatifs ont été peu mis en avant puisque 6% seulement se sentent isolés, également 6% tristes et 3% dégoûtés. Enfin, personne n’a coché la case « en colère », ni « joyeux ».

Ensuite, il nous semblait important de voir comment avait varié leur nombre de licenciés.

Comme vous vous l’imaginez, le constat est sans appel. Les chiffres de notre région confirment la tendance nationale au niveau du sport.
En effet, entre septembre 2019 et septembre 2021 ce sont 97% des structures ayant répondu à notre enquête qui ont subi une baisse de leur nombre de licenciés. En moyenne, les ligues et comités de notre région ont perdu 26% de licenciés sur cette même période.

Très petite note d’optimisme entre septembre 2020 et septembre 2021, 18% des structures ont réussi à redresser un peu la barre et annoncent un total de licenciés qui a augmenté. Attention, ces chiffres peuvent être amenés à varier rapidement, certaines fédérations fonctionnant sur une année civile plutôt qu’une année sportive. Plusieurs structures indiquent que ces chiffres résultent forcément d’une carence en compétitions lors de l’année 2020 marquée par les différents confinements.

Une ligue nous informe également d’un changement de système de comptage des licences, ce qui lui a empêché de nous donner le comparatif entre les années 2020 et 2021. On relève ainsi que cette période a également fait changer certaines fédérations sur leur politique « licences » mais que les chiffres restent évidemment tous unanimes vers une forte chute pendant le plus fort de la crise qui, on l’espère, pourra s’inverser avec le retour progressif du sport autour de nous.

La professionnalisation fait aussi parti des points importants.

Sur l’ensemble des répondants, 17 structures (soit la moitié) comptent au minimum 0,5 ETP dans leur structure, l’autre moitié n’ayant pas de salariés. Belle surprise au niveau des chiffres pour les structures concernées.
En effet, aucune structure qui comptait des salariés en septembre 2019 n’a vu son nombre baisser en septembre 2021. Mieux encore, 41% des structures avec des salariés ont augmenté leur nombre total d’ETP entre septembre 2020 et septembre 2021. L’emploi au niveau de nos adhérents a donc réussi à être maintenu. Cependant, aucune structure sans salariés n’a pu créer d’emploi pendant cette même période.

Autre sujet sensible, la santé financière de nos adhérents.

Nous avons voulu savoir si les ligues et les comités de notre région ont réussi à maintenir une entrée de recettes nécessaires pour maintenir la bonne santé de leur fonctionnement.
Sur cette étude, les chiffres sont assez disparates. Si l’on fait la moyenne, les sondés ont des recettes déficitaires de 3,75% entre 2019 et 2020 et de 4,10% entre les budgets 2020 et 2021. Dans le détail, seul 18% des sondés ont augmenté leurs recettes entre 2019 et 2020, tandis que 33% ont augmenté leurs recettes entre 2020 et 2021. Nous espérons ainsi qu’un maximum de structures puissent suivre le même chemin pour 2022.

Mais il n’y a pas que les salariés dans le sport, il y a aussi les bénévoles.

Et c’est une grande inquiétude qui a bouleversé le monde du sport au cours de cette crise sanitaire : les structures allaient-elles réussir à conserver leurs bénévoles, qui sont une espèce de plus en plus en voie de disparition de nos jours et qui sont pourtant des éléments essentiels dans une structure.
Au niveau de notre région, la tendance se confirme : 70% des structures estiment avoir perdu jusqu’à un quart de leur total de bénévoles tandis que 21% estiment que leur nombre est resté stable, les 9% restants estimant même que ce sont jusqu’à la moitié de leurs bénévoles qui ne sont plus présents. Aucune ligue n’estime avoir perdu plus de la moitié de ses bénévoles. On peut donc tout de même parler d’un petit impact sur cet aspect, non négligeable pour la majorité des structures.

On se demandait aussi si nos adhérents ont réussi à reprendre une activité normal d’avant-covid.

Et sur ce point, les avis sont plutôt mitigés dans l’ensemble. A la question « Avez-vous pu reprendre une activité normale depuis la rentrée 2021 ? », près de la moitié (49%) répondent « Quasiment » et 18% répondent « Oui ». Mais un tiers des structures (33%) répond encore « Pas vraiment » et estime donc que leur activité est toujours fortement impactée par cette crise. Aucune structure n’a répondu un « Non » clair à cette question et valide donc au moins un petit retour du sport.

Et au niveau des compétitions, qu’en est-il ?

A la rentrée 2021, la majorité des structures n’était pas trop impactée par le manque de compétitions qu’ils ont pu rencontrer en 2020 lors des confinements.
En effet, les chiffres traduisent cela puisque 91% des répondants ont au moins organisé une compétition de niveau régional sur l’année 2021. Mieux encore, 60% d’entre eux ont au moins organisé une compétition de niveau national et même 18% d’entre eux ont organisé une compétition de niveau international.

C’est la question que nous nous sommes posés afin de pouvoir tenter d’accompagner au mieux les ligues et les comités de notre région et identifier leurs besoins en communication.
En effet, c’est près de 57% des répondants qui s’investissent sur cette thématique et qui met en place de l’information, à différents niveaux. A l’inverse 43% ne produisent pas de communication, ce qui est un frein évident à la connaissance de la discipline et à la possibilité de pouvoir faire revenir des anciens licenciés ou bien en découvrir des nouveaux.

La dernière partie concerne la rubrique « Actualités Covid-19 » de notre site internet.

Tout au long de la crise sanitaire, le CROS BFC n’a jamais rompu le lien avec ses adhérents et a tenté de proposé des éléments adaptés à leurs besoins, comme la création d’une section de son site internet exclusivement dédié aux informations covid-19 en lien avec le sport : ce sont 70% des ligues et comités ayant répondu à notre enquête qui nous disent avoir consulté régulièrement cette section.

Le CROS BFC a également mis beaucoup d’autres actions en place en plus de l’information covid-19 : des vidéos réalisées par des professionnels pour bouger chez soi pendant le confinement à destination des personnes porteuses ou non de pathologies chroniques, une web-série avec des intervenants autour de la santé (bien-être, nutrition, mental, une minute juridique mensuelle, des infos sur ses réseaux sociaux.

 

 

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