Communiqué de l'A.M.i Handicap

Donnez des forces à la recherche publique

Aujourd’hui, le Gouvernement communique beaucoup sur le flot de milliards déversés pour juguler la crise sanitaire, économique et sociale.

Cela peut paraître considérable pour pas mal de citoyens et citoyennes qui ont du mal à finir le mois et qui n’arrivent pas à vivre avec le niveau trop bas des minimas sociaux.

Comme chaque année les médias publics vont parrainer le téléthon pour faire avancer la recherche notamment sur les thérapies géniques.

Depuis des années, le modèle de la compétition entre chercheurs, la baisse des recrutements des jeunes chercheurs et les grands appels à projets nationaux fléchés sur des thématiques en vogue poussent de plus en plus de chercheuses et de chercheurs à aller travailler à l’étranger pour avoir les moyens d’engager et de poursuivre leurs recherches. La conséquence de ce choix est de faire appel à la générosité des Françaises et des Français ou d’aller s’approvisionner dans d’autres pays.

Personne ne remet en cause les avancées faites dans le domaine de la génétique pour soigner les différentes myopathies et améliorer la vie des personnes porteuses de ses maladies.

L’A.M.I regrette les reculs des gouvernements successifs sur le financement de la recherche fondamentale et des recherches appliquées. La baisse des recrutements et la précarisation des jeunes chercheurs induits par la Loi de Programmation de la Recherche, imposée par le gouvernement contre l’avis de tous les syndicats et présidents d’universités de France, est intolérable.

Il est inadmissible de demander aux citoyennes et citoyens de financer par leurs dons les recherches indispensables à l’amélioration de la vie et de la santé de la population.

L’impôt est le premier outil de solidarité entre les citoyennes et citoyens pour faire vivre le pays.

Il doit être utilisé au bénéfice de l’ensemble des habitants.

L’A.M.I est solidaire des demandes des chercheuses et chercheurs pour que l’État réalloue des crédits à l’ensemble des laboratoires.

C’est à ce prix que nous retrouverons l’excellence et l’indépendance indispensable pour que la recherche puisse se faire sans l’emprise du marché et des laboratoires pharmaceutiques.