Une cité fluvestre d’avant-garde va remplacer une friche industrielle…

Saône Digitale, c’est le nom du très beau projet porté par l’agglomération MBA pour réhabiliter une immense friche industrielle en un parc économique vivant et de nouvelle génération. L’objectif de Jean Patrick Courtois, président de MBA, et de Gérard Colon, vice président de MBA et président de la SEMA, les initiateurs de ce projet, est de faire émerger en bord de Saône un nouveau quartier ouvert sur la ville.

Jean-Patrick Courtois était visiblement heureux de « laisser derrière lui quatre années d’études, de réflexions et de préparatifs », pour engager la phase première de ce colossal chantier. « Avec tous mes collègues élu(e)s communautaires, nous avons souhaité aménager ici, un espace dynamique, dédié aux startups et aux entreprises des secteurs du numérique et du tertiaire. Dans le prolongement de la Cité de l’entreprise, qui je vous le confirme affiche aujourd’hui, un taux de remplissage de 100 %, c’est la nouvelle économie qui entre en scène en s’adressant à tous les Mâconnais.  À terme cette cité fluvestre accueillera 2 000 emplois ! » 

Le président de MBA a insisté sur la modernité et la qualité de ces aménagements à venir :

« Qualité de vie au travail exceptionnelle pour les entreprises et leurs salariés avec parcours sportif, espace d’agrément, différents parcs de détente et de loisirs et les services de proximité.

Qualité dans la conception des déplacements et des liaisons : circulation piétonnes claires, sécurisées et confortables, aménagements cyclables et volonté d’organiser des déplacements actifs, afin d’ancrer et d’ouvrir cet Îlot de nature en bord de Saône, à tous.

Qualité enfin, dans l’approche environnementale qui prédomine par l’aménagement d’un espace naturel très paysagé, entre terre et eau, propice aux déplacements doux et à la biodiversité. »

Gérard Colon, en souriant, a fait part de sa très grande satisfaction de se trouver dans cette ambiance d’activité de recyclage, tout en remerciant les services communautaires pour leur investissement dans cette opération. Il s’est également félicité de constater la grande qualité environnementale de la filière de traitement des déchets générés par ce vaste chantier. Et de citer comme crédo la célèbre maxime de Lavoisier : « Rien ne se perd, rien ne se crée : tout se transforme ».

 

Fin des premiers travaux au cours du premier trimestre 2022

Le président de la SEMA a précisé que les entreprises « Eiffage démolition et DDM (Chastagnier) » vont donc entrer dans le vif du sujet, et réalisent actuellement les travaux de désamiantage, de curage des bâtiments, de dépollution et de déconstruction sélective. Une haute exigence est requise concernant la bonne réalisation du tri, la valorisation des déchets et le traitement des déchets amiantés, de nettoyage du terrain, de l’évacuation des matériaux de démolition (sauf matériaux inertes, qui seront concassés, puis réutilisés). Ces travaux devraient se terminer au cours du premier trimestre 2022 et représentent un montant de 1 695 348 € HT.

Benjamin Dirx, député de la 1ère circonscription, a relevé avec force « qu’il s’agit là d’un très pertinent projet de territoire qui va porter bénéfices pour tout le bassin de vie mâconnais », et de rappeler « son engagement local de ramener sur le territoire un maximum d’aides et de soutien en matière de développement économique. »

Le préfet de Saône-et-Loire était représenté par David Anthony Delavoet qui retrouvait par les entreprises présentes, les qualités qu’il avait bien connues, dans une précédente phase de sa vie professionnelle. Il a mis l’accent sur la cohérence de la politique d’aménagement engagée avec la volonté de l’Etat, de soutenir les secteurs de l’économie digitale : « Hier, les fils de cuivre étaient produits ici. Cette renaissance industrielle va permettre de mettre en œuvre de nouveaux liens numériques cette fois, c’est tout un symbole qui atteste de la bonne utilisation des aides gouvernementales et des fonds de relance. » L’agglomération a également reçu le soutien de la région Bourgogne-Franche- Comté (604 104 €) et de l’Europe (516 285 €).

J.-Y. B.