Ce sera bientôt la fin du « tour de Saône-et-Loire » pour le Vacci’bus qui aura sillonné le département tous azimuts depuis quelques mois afin de donner la possibilité aux personnes éloignées des centres de vaccinations, dépendantes ou démunies de recevoir le vaccin contre la COVID en première ou en seconde injection.

Petites villes mais aussi villages et campagnes en pénurie de médecin, ce n’est pas le nombre d’habitants qui faisait s’arrêter le bus mais plus la situation géographique sur un des départements le plus grand du territoire.

Il fallait aussi penser aux populations fragiles et ne pouvant pas se déplacer, les personnes sans papier, en demande d’asile ou en cours de régularisation, ainsi les centres de demandeurs d’asile d’Autun et Digoin entre autres, sans oublier les quartiers précaires, aussi aller partout où les gens risquaient d’être mis de côté, laissés pour compte.

Ce bus a été lancé à l’initiative de la préfecture, du département de S&L, de la CPAM (Caisse Primaire d’Assurance Maladie) et de l’A.R.S. (Agence Régionale de Santé) et a accueilli depuis le mois de juillet de cette année quelque 4300 personnes.

Une équipe chapeautée par Pol Allard coordinateur C.R.F, et constituée de membres de la Croix-Rouge départementale, d’une infirmière et d’un médecin engagés par l’A.R.S. et, bien-sûr, d’un chauffeur de bus, aura assuré ces permanences.

Dialogue avec le médecin répondant en premier aux interrogations des gens, amenant ou non, ensuite, à une vaccination par l’infirmière et démarches administratives pour avoir le certificat et le QR-code, rien n’est obligatoire mais l’information donnée reste alors la plus importante.

Les Restos du Cœur n’ont pas été oubliés et celui de Mâcon a reçu le bus mardi et vendredi de la semaine dernière et l’accueillera une dernière fois, ce jeudi 21 octobre au matin.