Catherine Rochas, proviseure par intérim du lycée Cassin, a accueilli ce vendredi matin Julien Charles, préfet de Saône-et-Loire, Fabien Ben, directeur académique des services de l‘Éducation nationale - DASEN, Benjamin Dirx, député et Jean-Patrick Courtois, maire de Mâcon.


« Nous allons rendre hommage à Samuel Paty, professeur assassiné l’année dernière pour avoir fait son métier d’enseignant, c’est-à-dire ouvrir l’esprit de ses élèves. En nous recueillant pendant une minute nous mettons en échec, pour 60 secondes multipliés par notre nombre, l’horreur, la barbarie et la crainte d’un retour de l’obscurantisme. »

C’est par cet appel à la minute de silence que des centaines d’élèves du lycée Cassin se seront regroupés devant le bâtiment principal afin d’entretenir la mémoire de ce professeur aujourd’hui nationalement reconnu par tous, qui pourrait l’oublier ?
Hommage en nombre, hommage dans un silence pesant et si important, moment pour partager ensemble les principes de la République qui sont aujourd’hui bousculés, voire remis en cause. La Charte de la laïcité à l’école n’est-elle pas le fondement de l’éducation ?

Cet hommage a été préparé en amont par de nombreux professeurs afin de rappeler les faits et de répondre aux questionnements des lycéens.
Le professeur d’une classe de première générale a permis au préfet, au député et au DASEN d’assister à une séance d’enseignement et d’échanges sur « la liberté d’expression en question » avec comme appui des projections de caricatures diverses sur les religions et la vie quotidienne plus abordable, dont une mettant en scène un enseignant, de quoi détendre quelque peu l’atmosphère !

« Il s’agissait d’abord de faire mémoire de cet enseignant assassiné il y a un an, d’assurer de notre soutien toute la communauté éducative, parce que c’est important aujourd’hui que toutes les institutions de la République fassent bloc dans ce genre de journée et qu’on puisse montrer notre attachement aux principes dont l’école assure la défense au quotidien.

Puis nous nous sommes rendus dans une classe où un professeur a animé avec ses élèves une séance de commentaires de caricatures avec, je dirais, beaucoup d’interactivités, avec cette idée de promouvoir et de défendre l’esprit critique parce que, finalement, c’est bien cela qui fait le cœur de la mission de l’école et le cœur de cette mission républicaine, c’est de développer chez les jeunes l’esprit critique. Une séance, avec beaucoup d’interactivités, qui était extrêmement réussie. » Julien Charles, préfet de Saône-et-Loire.

« Très sensible à la démarche de monsieur le Préfet, des élus, monsieur le maire, monsieur le député d’être présents aujourd’hui dans un établissement, façon de rendre hommage à un professeur qui a perdu la vie pour avoir simplement fait son métier, rappeler que la communauté éducative, la communauté enseignante, est sensible aussi aux témoignages de soutien, aux témoignages qui tout au long de la journée vont émailler la vie des établissements scolaires. Le ministre (de l’Éducation nationale, de la jeunesse et des sports) a choisi de laisser à chacun l’initiative des modalités pour véritablement que ce soit le plus ancré dans la réalité locale. Ainsi, dans tous les établissements de notre département nous avons des manifestations de ce moment de souvenir qui est indispensable. » Fabien Ben, directeur académique des services de l‘Éducation nationale - DASEN.

MsP