Le Parti Communiste mâconnais a organisé sa 70ème fête du vin nouveau, des luttes et des solidarités à Prissé ce dimanche sous un soleil radieux.

Après un repas de retrouvailles accueillant les membres et sympathisants l’heure était au débat avec un invité, Denis Lanoy, directeur de la Maison théâtre des littératures à voix hautes de Nîmes, metteur en scène et membre de la commission nationale Culture du PCF. Débat avec un thème bien d’actualité qu’est la culture et son accès pour tous, débat animé par Jean-Marc Dumas, ancien directeur de la MJC de l’Héritan de Mâcon devant un nombreux auditoire.

Si la culture a été l’oubliée pendant la pandémie, jugée bien peu essentielle pendant les confinements, où seule la lecture, la télévision et l’accès à internet restaient encore à la portée de tous, elle est loin d’être ce qu’elle était dans les années 50-70 où l’éducation populaire était de mise avec un partage collectif qui permettait les débats d’idées, les confrontations d’opinions dans des échanges constructifs. Aujourd’hui, nous assistons à une individualisation de la culture face à une multiplication des sources possibles qui peut ainsi amener à un phénomène d’égoïsme, de facilité de choix et de saturation.

Le modèle culturel à la française est bien mis à mal en ce moment face aux montées idéologiques qui détruisent ainsi les possibilités de partage commun. Nous passons de la collectivité à cet individualisme qui empêche ainsi les débats, qui appauvrit de fait et même va jusqu’à rendre peau de chagrin les questions sur la culture dans les programmes politiques.

Les DRAC, Direction Régionale des Affaires Culturelles deviennent de plus en plus « industrie » que source de créativité. Le pass culture du ministère de la Culture permet d’avoir accès l’année des 18 ans à une application sur laquelle un jeune dispose de 300 € pendant 24 mois. Découvrir et réserver selon ses envies les propositions culturelles de proximité et offres numériques (livres, concerts, théâtres, musées, cours de musique, abonnements numériques, etc.) en est l’objectif mais qu’en est-il vraiment dans la réalité et combien de jeunes en profitent réellement ?

Culture et arts devraient alors être accompagnés par une véritable politique culturelle et une éducation populaire qui redonneraient la part à l’imaginaire chez les jeunes, aux rêves sources de création.

Propos recueillis lors de la conférence-débat par MsP