Gilles Botti et Emeline Favre, responsable des coopérateurs aux Vignerons des Terres secrètes, nous accueillent dans les vignes sur les hauts de Chevagny-les-Chevrières, à la limite de la Roche Vineuse, sur une parcelle en « Mâcon village ».

C’est la dernière récolte pour Gilles Botti, entré en 1983 dans le métier de viticulteur, après avoir été pépiniériste paysagiste. Il confiera son exploitation prochainement à trois jeunes viticulteurs. L’un va ainsi consolider son exploitation, l’autre vient d’avoir un BTS et débute dans la profession, le dernier travaille avec son père.

C’est une véritable transmission. Chaque cep, ou presque, est connu de Gilles. Le temps passé dans ses rangs de vigne lui a appris l’exigence du travail pour dame nature. Il a chéri ses hectares de vigne, qui souvent lui ont bien rendu en quantité et en qualité. Pour cette dernière récolte, la qualité sera là, mais pas la quantité, du fait des aléas climatiques (gel puis grêle).

Son exploitation, il l’a démarrée avec 2 hectares, aujourd’hui elle en compte 32. Il complète son activité viticole/vinicole par la culture du cassis.

Lorsqu’il regarde dans le rétroviseur, Gilles ne regrette pas son changement professionnel en 1983. Pour lui, être coopérateur, c’est « un confort et une qualité de vie, avec un esprit de solidarité » qu’il a apprécié et qu’il appréciera encore : « Si on me demande, j’interviendrai, mais seulement si on me demande ». On reconnait là la modestie de l’homme de la terre qu'il fut pendant de nombreuses années, et administrateur du groupement de coopérateurs de Prissé, Sologny, et Verzé.

Dans ce cadre coopératif, il a, sans compter, accompagné les changements et améliorations de cette cave coopérative. « On a fait un travail qualitatif sur nos produits, en faisant du parcellaire, en travaillant sur les domaines ». Il souligne le fait que ce noble métier l’est aussi parce que l’on travaille un produit de convivialité.

Gilles, avec les yeux un peu humides, évoque le travail avec ses trois salariés. Trois personnes éminemment impliqués dans le travail de viticulture, trois salariés, irréprochables et professionnels.

Que fera t’il après ? Des voyages avec son épouse Françoise, du bricolage et… « si on m’appelle… pour des coups de mains ». Coups de main qu’Emeline Favre saura saisir.

Bonne retraite Gilles Botti !

Jean-Marc Dumas