Jacques Michel est un peintre et sculpteur mâconnais, bien connu des amateurs d’art de la région. Après avoir répondu présent lors des commémorations du 150eme anniversaire de la mort d’Alphonse de Lamartine en 2019, il revient aujourd’hui à la salle François Martin avec une exposition de ses derniers travaux à l’encre de chine, aquarelle et peinture acrylique sur géotextile.

Jacques Michel est né à Mâcon et y a passé la grande majorité de sa vie. Tour à tour menuisier, charpentier, et même fleuriste un temps, il profite de sa retraite Mâconnaise pour se consacrer à sa passion : les arts plastiques.

Jacques peint depuis plus de quarante ans. Il exécute ses premiers tableaux dans un style psychédélique, à la peinture à l’huile, puis il délaisse l’huile, dont le temps de séchage lui parait infiniment long, pour se concentrer sur l’acrylique et l’aquarelle.

Il pratique la peinture de manière autodidacte, apprenant à travers des livres, mais aussi grâce à des vacances en Bretagne où il rencontre deux peintres professionnels : un aquarelliste anarchiste et un galeriste américain qui peint (la nuit) des tableaux de très grands formats. Ils l’autorisent à les observer et lui transmettent ainsi leurs techniques.

Inscrit à l’Ecole d’Art de Mâcon, il consolide ses bases, et suit quelques stages avec des peintres chinois à Ozan, où il deviendra lui-même plus tard formateur, et enseignera le dessin et la peinture à de nombreux élèves.

Ses sources d’inspiration sont diverses. Les dessins et peintures de Victor Hugo l’ont particulièrement touché et lui ont donné envie d’utiliser l’encre de chine. Victor Hugo n’était pas seulement un grand écrivain, c’était aussi un grand dessinateur. Dans ses recherches d’encres, de brou de noix, de café, surgissent parfois d’étranges personnages, des architectures oubliées ou des paysages fantasmagoriques.

Jacques Michel développe un style propre en mariant encre de chine et aquarelle, tout en ajoutant un petit grain de folie pour échapper à la peinture académique, qui lui semble désormais trop « classique ».

Un style inclassable donc, à l’image de son peintre fétiche, Nicolas de Staël, qui refusait les étiquettes et les courants, et travaillait avec acharnement, détruisant autant d’œuvres qu'il en réalisait. Jacques Michel a en commun avec lui une frénésie de peindre, et une peinture parfois nerveuse, sur le fil, toujours en évolution.

Pour cette exposition, il associe des sujets à une technique : les paysages urbains sont dessinés à l’encre alors que les portraits sont présentés à l’acrylique sur des supports géotextiles. Ces tableaux sont le fruit d’une longue période de recherches et d’expérimentations, à découvrir jusqu’au dimanche 3 octobre (l’exposition est ouverte tous les jours de 10h30 à 18h30).

 

Jacques-Michel