L’auteur de ces appels comparaissait ce lundi, dans le cadre de la comparution immédiate, devant le tribunal correctionnel de Mâcon pour appels malveillants réitérés entre le mois de mars 2020 et juillet 2021.

 

Il le répétera à l’envi, très sûr de lui, c’était pour avoir des nouvelles de ses trois enfants. Il est en prison à Varennes-le-Grand depuis 3 ans pour violences conjugales et un casier judiciaire long comme Le Bras. 18 mentions. Ça commence dès l’enfance, en 2006, avec des violences sur ascendant. Puis les choses vont s’enchainer pour cet homme qui a aujourd’hui 31 ans. Conduite sans permis, refus d’obtempérer, outrage, rébellion, conduite en état d’ivresse, dégradation, menaces de mort, dégradation, violence sur conjoint… la liste est longue.

Il a pour lui, s’il on peut dire, d’avoir été maltraité dans son enfance par sa famille biologique et par sa famille d’accueil. Une mauvaise étoile en démarrant dans la vie, et les conséquences peuvent être destructrices. Michel H. n’a pas échappé à la spirale infernale qui l’a mené en prison.

Une obsession semble l’animer aujourd’hui, ses enfants, quitte à harceler sa compagne, habitante de Bourbon-Lancy, d’appels téléphoniques, jusqu’à 16 par jour ! Tous n’aboutissent pas bien sûr, sa compagne l’a bloqué. Néanmoins, excédée, elle a porté plainte fin août.   

En prison il est, en prison il restera. Le tribunal le condamne à 24 mois dont 8 mois avec suris probatoire d’une durée de 3 ans avec mandat de dépôt. À sa sortie, il devra porter un bracelet anti-rapprochement.  

R.B.