Portes ouvertes ce samedi, sous le soleil, pour les Jardins de Cocagne. Cette association, créée sur Mâcon en 1997, adhère au Réseau National de Cocagne, ce réseau associatif de fermes bio travaillant pour l'insertion et à destination de consommateurs adhérents.

Le président Jean-Paul Buchillet présente avec la force de ses convictions l'ensemble de la structure. Le financement est communal, départemental, régional et national. Le plan de relance octroyé par l'état finance en partie la construction d'un deuxième bassin de récupération de l'eau. Les prescripteurs sont pôle emploi et le conseil départemental.

A ce jour, elle salarie dix permanents et emploie trente personnes en Contrat à Durée Déterminée d'Insertion (CDDI). Ces salariés bénéficient d'un accompagnement sur une période allant de sept à vingt-quatre mois par une accompagnante socio-professionnelle. Les salariés peuvent effectuer des périodes d'immersion en entreprise lors de leur contrat. Un partenariat existe avec les viticulteurs locaux pour des travaux de tirage du bois dans les vignes.

L'association a élu trois vice-présidents : Michel Favre en charge de la production, Marie-Louise Bouvier en charge de la commercialisation et de la communication et Alain Sève en charge de l'insertion. Le trésorier est Marc Boggio et la secrétaire Nicole Pelletier.

Quatre maraîchers encadrent les salariés et les conduisent à l'acquisition de savoirs, de connaissances et de savoir-être transférables pour un emploi autonome ou une formation professionnalisante.

Parallèlement, une dizaine de bénévoles intervient régulièrement pour assurer des cours d'informatique, de consolidation de la langue. Ce sont eux également qui ont construit la cabane dans les jardins, afin que soit rangé en toute sécurité le matériel. Ils termineront les travaux de la salle André Effantin, du nom d'un ancien président de l'association. Cette salle sera un espace de vente, d'accueil et de convivialité. Jean-Paul Buchillet insiste sur les règles de sécurité à respecter et l'accès mixte à la totalité des tâches.

Les Jardins de Cocagne gèrent les huit hectares loués par la ville de Mâcon. La production annuelle se monte à cent tonnes de légumes en tout genre. Des partenariats sont établis avec les cantines d'Hurigny et de Cluny comme avec des restaurateurs locaux.

Comment faire pour avoir des produits locaux, issus de la culture bio, et participer à l'action d'insertion des Jardins de Cocagne ? L’adhésion de 15 euros pour l'année permet d'avoir un panier par semaine pendant quarante-huit semaines. Trois tarifs selon la taille du panier : huit, douze ou seize euros. Possibilité avec l'adhésion de faire le marché sur place le mardi et le vendredi après-midi.

Les cultures en plein champ permettent de produire des poireaux, potirons, carottes, navets... Celles sous les dix-huit serres sont réservées aux tomates, courgettes, poivrons.

Pour les communes de Mâcon, Sancé, Charnay-les-Mâcon ou Saint-Laurent, l'association Rayon Local peut vous livrer à votre domicile ou sur votre lieu de travail. Six bénévoles ont monté une association et livrent à vélo le mardi et le vendredi les produits que vous aurez commandés.

Une autre association est présente aux Jardins de Cocagne, Les Petites cantines qui a pour objectif de favoriser une cuisine participative et solidaire : préparation et partage du repas avec des produits issus majoritairement des Jardins de Cocagne.

Cocagne est dans notre imaginaire, les Jardins de Cocagne de Mâcon s'en approchent !

Pour découvrir les Jardins de Cocagne sur place : 636 Chemin de l'Aérodrome à Mâcon. Plus d’infos sur www.jdcmacon.org Tél. : 03 85 22 05 91.

Pour vous faire livrer : www.rayon-local.fr Tél. :  07 73 05 14 09

Pour en savoir plus sur Les Petites Cantines : macon.lespetitescantines.org Tél. : 06 84 02 04 49

P. M.

 

Jean-Paul Buchillet, président des Jardins de Cocagne

Le deuxième bassin de retenue d'eau

Les cultures en plein champ

Les cultures sous serres

Au marché bio