...et évoque l'existence d'un traitement ! Voici un communiqué tout à fait parlant sur la gestion de la crise sanitaire à l'échelle de l'Union Européenne. Chacun et chacune se fera évidemment son opinion. Pour l'heure, les questions que posent ce communiqué sont nombreuses, très nombreuses... Posons-les.

 

D'abord, pourquoi l'Union Européenne a attendu tout ce temps pour investir dans la recherche sur les traitements ? Pourquoi aujourd'hui (comme il est écrit dans le communiqué à lire ci-dessous) et pas hier ?...

 

Ensuite, sachant que le communiqué date du 06 mai, pourquoi, en France, cet empressement (un euphémisme) en juillet pour la vaccination de toutes et tous avec l'instauration d'un pass sanitaire ?

Doit on comprendre que l'objectif de l'Union Européenne d'avoir 70 % de primo-vaccinés adultes à la fin juillet était un impératif catégorique posé à tous les États membres ?

La peur du Delta justifie-t'elle de recourir à un tel outil qui fracture encore un peu plus notre pays ? La peur est très mauvaise conseillère, on l'apprend à tout âge. Ou était-ce simplement le seul moyen trouvé pour que la France participe pleinement à l'atteinte cet objectif européen ? 

Avec un traitement pour tous et un vaccin pour les personnes fragiles, à co-morbidités, et les personnes exposées, le variant n'aurait-il pas été envoyé au tapis comme tous les autres ?

Rappelons que des millions de gens se sont remis du covid ; que l'on a empêché les médecins de prescrire, privé les personnes âgées en EHPAD de visites, empêché des milliers de gens de travailler, privant du même coup nos étudiants de ressources et de culture.

 

Mais encore. À défaut de vaccin, que l'UE n'a-t-elle pas permis de trouver des traitements rapidement en investissant ce qui est annoncé dans ce communiqué dès le début de l'épidémie ?

Margaritis Schinas, vice-président de la Commission européenne, évoque lui-même l'existence d'un traitement... sans donner son nom, c'est dommage. Pourquoi ce médicament n'a-t-il pas été produit massivement ?

La vaccination sauve des vies, évite les formes graves, le traitement aussi. N'y avait-il pas urgence dans les deux cas ?

 

En France, des millions d'euros ont été mis dans l'économie pour sauver les entreprises. C'est heureux. L'Etat providence a parfaitement joué son rôle protecteur dans ce domaine. Des milliers d'euros ont également été investis dans la publicité pour assurer la promotion de la vaccination à la télévision. Combien ont été mis dans la recherche publique pour trouver un vaccin et un traitement dans les meilleurs délais ?

Combien d'hospitalisations et de morts évités avec un traitement ? (de nombreux médecins ont défendu une 4ème voie dès le début de la crise, celle du traitement de la covid) ?

 

Enfin, qu'avons-nous fait de notre souveraineté en matière de politique de santé ?

Doit-on conclure de ce communiqué qu'elle n'existe plus ? Que nous sommes inféodés à l'Union Européenne de la Santé qui est évoquée à plusieurs reprises ? Que fait-on de la démocratie dans cette affaire ? 27 % des 577 députés de notre Assemblée nationale ont adopté les mesures proposées par le Gouvernement après passage par le Sénat. 230 seulement étaient présents pour adopter le texte en dernière lecture dans la nuit du 25 au 26 juillet !

 

La stratégie vaccinale de l'Union Européenne, « laquelle a fait ses preuves » indique le communiqué, c'est un début de campagne vaccinale avec deux vaccins américains, Pfizer et Moderna, et un 3ème anglais, le Royaume Uni qui a quitté l'Union Européenne, on s'en souvient...

 

Rodolphe Bretin

 

 

Note : les éléments soulignés en rouge sur le communiqué ci-dessous l'ont été par nos soins. Ils ont amené ce questionnement.

 

 

 

 

 

 

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