Réunis.es avec quelques sympathisants et militants mardi soir à la salle familiale des Saugeraies, les candidats.es Changeons d'air ! pour les cantons de Mâcon-1 et Mâcon-2 se sont sentis.es pousser des ailes avec leurs scores du 1er tour.

« Je m'étais dit que si on faisait 10%, on serait content. On fait 21% et on est au 2ème tour. Pour quelqu'un comme moi dont c'est la première candidature, je suis assez fier » confiait Olivier Leprévost, candidat pour Mâcon-2 avec Céline Vinauger. »

 

Le score est d'autant plus apprécié que les candidats.es ont vécu le 1er tour du scrutin avec le sentiment d'être bien « loin de l'égalité des chances ». « Toutes les barrières sont mises pour empêcher un citoyen issu des classes populaires d'accéder à un mandat quelconque. Délai d'envoi des bulletins, difficile accès à la préfecture qui nous range à l'extrême gauche sans ranger le RN à l'extrême droite – notre recours a abouti, avec un mail pour reconnaître l'erreur, notons-le – mauvaise ou absence de distribution du matériel de vote etc. »

 

Et Emmanuel Jallageas, pour Mâcon-1, d'en remettre une couche contre ses adversaires : « Le binôme d'archi-cumulards Robin-Courtois réalise péniblement 45% à Charnay et Sancé ; le binôme Cannet-Reynaud fait son meilleur score à Varennes et pas sur Mâcon... Des archi-inconnus infligent un second tour à nos vedettes locales. »

 

Céline Vinauger (pour Mâcon-2) quant à elle, est revenue sur l’abstentionnisme pour tirer la sonnette d'alarme : « Cet effondrement démocratique nous mobilise nous à gauche pour résister à la soumission du pouvoir exécutif au capital et pour remettre les besoins fondamentaux au cœur du débat. » Et de mettre en cause le président de la République : « il s'est directement impliqué dans la campagne ces derniers jours, avec son gouvernement et porte une lourde responsabilité dans l'état politique du pays. (…) Ils auront tout mis en œuvre pour minimiser les enjeux des scrutins et affaiblir les conditions de l'expression démocratique des listes et des candidats.es en campagne... qu'on se le dise, le jour où le vote ne sera plus un droit, nous regretterons l'époque où c'était un devoir. »

 

Claire Miséréré, pour Mâcon-1, a évoqué l'urgence climatique en citant les dernières catastrophes de La Roja et des incendies en Californie et en Australie, en parlant aussi de la convention citoyenne pour le climat, « dont la majorité des propositions est passée à la trappe. » Et de conclure sur ces mots : « Il est indispensable que le Département envoie un signal fort pour abandonner cette politique libérale qui nous mène aujourd'hui dans une impasse climatique. »

 

En conclusion des interventions, les élus.es de Mâcon citoyen au conseil municipal de Mâcon ont affiché leur soutien aux candidats Changeons d'air ! en critiquant la politique municipale conduite par le maire, « faite de coquilles vides et pour laquelle les propositions de l'opposition sont méprisées. »

Les candidats Changeons d'air ! Ont également reçu un message vidéo de soutien de la part de Léopold Comtet, secrétaire de section du PS de Mâcon.

À noter la présence dans l’assistance de José Martinez, candidat soutenu par le groupe Gauche 71, arrivé 3ème au 1er tour.

 

Rodolphe Bretin

 

 

 

 

Bernard Cois (remplaçant Mâcon-1) a d'ores et déjà préparé les esprits pour la présidentielle : « Il nous reste trois jours de campagne. Après va s'ouvrir une période mortifère, celle de la présidentielle. Nous voyons ici que notre travail qui associe les citoyens et les citoyennes, crée une dynamique. Nous n'attendons plus le national pour nous organiser et faire bouger les choses. Les résultats de Mâcon-citoyen aux municipales et les résultats de Changeons d'air nous montrent que c'est la voie à suivre. Nous sommes capables, au plan local, de créer une dynamique en association avec la société civile. Il nous faudra cependant répondre au grand défi de la remobilisation des quartiers. Localement, en 2004, la gauche a gagné alors qu'elle ne s'y attendait pas... c'est une leçon à retenir. » 

 

 

Photo d'accueil : Emmanuel Jallageas, Céline Vinauger, Claire Miséréré et Olivier Leprévost