Jusqu’au 20 juin, l’exposition de Russell Boncey présente quarante œuvres et offre une manière moins habituelle de voir et de saisir les paysages et la Nature. En employant des couleurs vives et des contrastes saisissants.

L’artiste peintre tente de susciter l’émotion et vous convie à un voyage imaginaire. 

Russel Boncey, originaire du conté anglais du West Yorkshire, s’inspire du monde naturel, la beauté de la nature, « traversé par une conscience de cette fragilité qui existe. » Il utilise l’une des plus anciennes techniques du monde, la « tempera à l’œuf » préparée par lui-même en utilisant des pigments naturels et des jaunes d’œufs. « J’ai été inspiré par les grands artistes comme Botticelli, De Vinci… n’aimant pas l’huile, j’ai migré vers l’aquarelle et la tempéra. C’est plus naturel et cela va dans mon engagement. »

Russel Boncey explique avoir inventé le thème « Narrative Colorfield », « un mouvement qui vient d’abord des expressionnistes, devenu abstrait et beaucoup pratiqué aux Etats-Unis dans les années 20 jusque dans les années 50-60. L’expressionniste est devenu Colorfield. De mon côté, j’ai été attiré par le romantisme. J’ai cherché à faire un lien. Une union de deux approches différentes, l’abstraction et la figuration. »

Lors du vernissage, Hervé Reynaud, adjoint à la Culture, a rappelé l’engagement de l’artiste pour différentes causes : la paix dans le monde, la lutte contre l’intolérance sous toute ses formes : « Vous êtes avant tout un fervent défenseur de la Nature, et votre esthétique est celle d’un engagement passionné. » Et de présenter le travail de Russel Boncey : « Vos tableaux prennent forme à travers une lente élaboration. Vous ne faites pas de représentation concrète des paysages, mais des évocations picturales et poétiques, que vous qualifiez d’explorations existentielles. Pour vous, un artiste est un inventeur-explorateur, libre de doctrines et d’écoles particulière. Vous avez inventé votre propre style dans une démarche antistatique très personnelle. »

Avant l’inauguration de l’exposition, une classe de l’EMAP du collège Notre Dame et son professeur Fabien Petiot sont venus rencontrer l’artiste et l’interroger sur sa technique. « C’est très important de rencontrer son public, et de pouvoir aussi transmettre son savoir », souligne l’artiste qui sera présent à la galerie les samedi 19 et dimanche 20 juin pour échanger avec les visiteurs. Il peut intervenir en français, anglais et portugais.

Nathalie Brunet