Les candidats.es de gauche soutenus par GRS, EELV, LFI et PCF ont donné rendez-vous ce mercredi à Mâcon en proximité de la future zone des Quatre pilles, à côté du quartier des Saugeraies, pour une conférence presse. Des propos entre critiques et propositions alternatives, avec un final en flèches acérées.

 

« Nous avons décidé de venir ici, devant ce lieu emblématique de la politique d'artificialisation des terres menée par le maire de Mâcon, président de l'Agglomération, et candidat à l'élection départementale... » a entamé Bernard Cois, candidat remplaçant pour Mâcon 1. « Oui, il veut faire ici une zone d'activité alors que nous avons besoin de terres agricoles. Et c'est précisément ce que nous défendrons-nous si nous sommes élus le 17 juin. Sachez qu'en 8 ans, il a fait 65 hectares en béton. Et il veut encore le faire ici. »

 

« Pour ce qui nous concerne, nous développerons par ailleurs un vrai plan vélo qui permettra des déplacements cohérents entre les villes, ce qui n'est pas le cas non plus ici, entre Mâcon et Sancé. » a décliné Philippe Henri, candidat remplaçant pour Mâcon2. « Nous assurons également la continuité des aides financières à l'achat de vélo.

À l'échelle du département, nous nous opposerons à toutes aides publiques à l'aménagement de voiries pour les projets de center parcs au Rousset et à ECLAT à Tournus. Ce dernier est un projet qui détruira 40 hectares de terres nourricières pour réaliser un parc d'attraction historique de 60 millions d'euros !

Parce qu'il n'y a pas de planète B, il nous faut préserver l'écosystème qui nous nourrit. »

 

Les candidates Cécile Vinauger (candidate pour Mâcon 2) et Elise Sanchez (candidate remplaçante pour Mâcon 2) quant à elles, on insisté sur une très grande faiblesse en nombre du nombre d'éducateur au Conseil départemental : « Ils sont 11 pour quatre villes. Au vu de se qu'on subit les jeunes avec la crise sanitaire, il faut beaucoup de moyens humains et matériels, y compris en pédopsychiatrie et pour l'aide à l'enfance. Nous voulons créer une structure d'accueil avec des professionnels de l'enfance : pédopsychiatres et éducateurs donc, mais aussi orthophonistes et psychomotriciens. Ainsi, c'est en prévention que nous souhaitons agir. »

« Nous souhaitons également installer un revenu de solidarité qui fonctionnerait comme une extension du RSA, à destination des 18-25 ans. Cette démarche s'inscrit dans une volonté de construire un territoire zéro chômeur. »

 

Le mot de la fin est revenu à Emmaneul Jallageas (candidat pour Mâcon 1) et Olivier Leprevost (candidat pour Mâcon 2) pour attaquer sur le cumul des mandats, « surtout dans le temps », des candidats de la Majorité départementale d'André Accary... « 90 ans de mandats cumulés pour Jean-Patrick Courtois ! C'est une fin de cycle, il est temps de le battre. La moitié pour Christine Robin. Ces élus pratiquent le tourisme électoral, c'est un manque de respect. Dompierre-les-Ormes puis Mâcon pour l'un, Mâcon puis Charnay pour l'autre, qui passe du Conseil régional au Conseil départemental. À l'inverse, Mme Battard passe du Conseil départemental au Conseil régional. Tout cela pose un vrai problème démocratique. Quant à Hervé Reynaud et Claude Cannet... adjoints au maire ou ex, conseiller départemental pour l'un, vice-présidente pour l'autre, mandats à l'Agglomération, ex-présidence de MÂCONhabitat ! »

 

Repartis de ce moment de plein air sous un soleil écrasant, ils ont donné rendez-vous pour une réunion publique lundi soir à 19h30 à la salle Pavillon de Mâcon.

R.B.