C'est ce qu'a indiqué le directeur académique des services de l'Education Nationale ce mercredi. 178 collégiens de moins en Saône-et-Loire.

 

« Chaque établissement a été rencontré » tenait à préciser le DASEN Fabien Ben, « pour organiser la répartition des moyens. » Une répartition dans un contexte de baisse démographique sur l'académie comme sur le département de Saône-et-Loire, avec 178 collégiens de moins. 21 574 collégiens sont attendu à la rentrée 2015.

« Sept collèges sont désormais tête de réseau éducation prioritaire et bénéficient d'une attention particulière, voyant leurs conditions de fonctionnements s'améliorer significativement. Dans le même esprit, deux collèges qui sortent du dispositif conservent leurs moyens de fonctionnement. » L'on pense ici au collège St-Exupéry de Mâcon qui avait vu une mobilisation forte des enseignants et des familles contre la sortie de ce dispositif. Elle est donc définitivement acquise.

Une allocation proportionnelle de moyens a été calculée à partir d'un indice académique de difficulté, lui même calculé à partir de cinq critères socio-économiques et un indice de ruralité en plus pour la Saône-et-Loire.

« En tout état de cause, avec une moyenne de 24,6 élèves par division, on peut considérer sans nul doute que les conditions de la réussite des collégiens de Saône-et-Loire sont assurées. »

 

L'IMP, c'est nouveau

Une indemnité de mission particulière (IMP) est créée par décret (encore à l'état de projet) qui reconnaitra et valorisera toutes les missions des enseignements qui ne relève pas stricto-sensu de l'enseignement. « Nous avons dans les établissements, parfois, des référents Culture, des référents Sécurité Routière etc. Toutes missions qui n'avaient pas de reconnaissance officielle, même si la rémunération en heures supplémentaires était déjà effective. » Pas d'augmentation de salaire donc pour ces enseignants, simplement une reconnaissance, une « meilleure visibilité » selon l'expression du DASEN, qui s'accompagnera d'une lettre de mission. L'enveloppe sera gérée par le chef d'établissement.

 

Rodolphe Bretin