L'hôpital de Mâcon participe, comme tous les ans, à la journée sans tabac ce 31 mai. À cette occasion, Valérie Adouard, infirmière au service tabacologie, et Amélie Duffeal, psychologue du même service, ont évoqué l'addiction au tabac pour macon-infos. 25,5% des Français sont addicts au tabac, qui est la cause de 75 000 morts par an en France...

 

Malgré une tendance à la baisse depuis 2016 (ce qui est évidemment une bonne nouvelle), encore ¼ de la population française fume donc des cigarettes (chiffres du dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire – n°8 du 26 mai 2021). Or, la première cause de mortalité suite au cancer est le tabagisme. Il est aussi la 2ème cause de maladie cardio-vasculaire. Les fumeurs ont également plus de risque de faire une forme grave de covid. Autant de bonnes raisons d'arrêter.

Mais les choses ne sont pas aussi simples, « on fume le plus souvent pour atténuer une blessure morale ou psychologique » précise Amélie Duffeal, psychologue à l'hôpital, spécialiste de l'addiction au tabac. « Si l'on ne traite pas la blessure, l'addiction est plus difficile à supprimer. »

 

« Par ailleurs, arrêter n'est pas plus facile pour quelqu'un qui fume moins que pour un fumeur qui fume un paquet par jour » indique Valérie Adouard. « La capacité à arrêter n'est pas proportionnelle à la quantité de cigarettes fumées dans la journée. La durée d'exposition est plus déterminante. Quelqu'un qui fume 10 cigarettes par jour depuis 20 ans aura plus de mal à s'arrêter que quelqu'un qui fume 20 cigarettes par jour depuis 10 ans. Je schématise, mais la réalité de l'exposition joue beaucoup et permet de faire en entrer en ligne de compte le tabagisme passif. »

 

L'unité de tabacologie de l'hôpital de Mâcon compte un médecin, deux infirmières et une psychologue.

Les consultations sont ouvertes du lundi au vendredi. Elles ont repris. La journée sans tabac se fera néanmoins sans stand. Les professionnels de santé pourront vous répondre au téléphone au 03 85 27 58 58, ligne directe du service.

 

Ce numéro est à disposition en permanence, toute l'année. Les consultations sont ouvertes à tous, sans prescription.

Au téléphone, vous pouvez recevoir aide ou renseignements. « Nous n'imposons rien du tout » explique Valérie Adouard, « nous sommes à l'écoute et respectons la volonté des patients et des gens qui viennent ou qui téléphonent. Si la volonté de la personne est de réduire ou de passer à cigarette électronique - qui est aussi une aide au sevrage -, nous l’accompagnerons dans ce sens. »

 

Sachez enfin qu'en fumant, vous absorbez plus de 4 000 substances toxiques différentes qui peuvent provoquer un cancers ORL, cancer du sein et cancer de la vessie. Nous ne mentionnons pas le cancer du poumon, cela va de soi...

Alors le 31 mai et tous les jours qui suivront, prenez soin de vous, laissez tomber la cigarette et soignez vos blessures. 

Rodolphe Bretin

 

 

Hôpital de Mâcon

 

Unité de tabacologie

 

- 03 85 27 58 58 -

 

 

En 2019, le service a réalisé 1 244 consultations. Un chiffre qui a chuté à 559 en 2020 pour cause de covid et de réquisition des personnels.

 

 

 

 

L'on peut observer sur ce graphique la tendance à la remontée de la consommation en 2020, effet du covid et, surtout, du confinement. 27% des fumeurs ont dit avoir augmenté leur consommation lors du 1er confinement ; 19% ont dit avoir baisser leur consommation.

 

 

Un espace fumeur a été créé à l'hôpital pour éviter le tabagisme passif

 

 

 

Lundi, on dit stop