vendredi 18 juin 2021

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Une dizaine d'infirmier(e)s en réanimation s'est mobilisée devant l'entrée du centre hospitalier en ce début d'après-midi.

Témoignage d'Aurélie, infirmière en réanimation et porte-parole du mouvement de grève :

« Aujourd'hui, nos rejoignons le mouvement national des infirmières en réanimation. On aimerait une reconnaissance de notre travail au quotidien, de notre spécificité.

Avec la crise du covid, tout le monde s'est rendu compte de la particularité de notre service. Comme c'est écrit sur un des slogans, la réanimation, ça ne s'improvise pas ! Nous sommes inquiets parce que depuis un an, le personnel en réa est vraiment en difficulté. Beaucoup veulent quitter la réanimation, par épuisement. S'il arrive quelque chose d'autre que le covid, un virus plus virulent ou une catastrophe, qu'elle soit chimique, bactérienne ou autre, nous ne sommes pas en capacité de prendre en charge les gens !

La réanimation concerne des patients du bloc opératoire qui ont des prises en charge très spécifiques. Il y a des gens qui sont en arrêt cardiaque, d'autres en AVC, ou qui font des sepsis graves (inflammation due à une infection), des détresses respiratoires aiguës. C'est vraiment un service essentiel et spécifique dans un hôpital.

Il n'existe pas de formation réelle pour ce métier. On se forme entre nous. Il faut au moins six mois pour commencer à se sentir un peu à l'aise dans ce service, et un an pour se sentir bien. Il y a des diplômes universitaires en réanimation. On aimerait que les gens soient formés et que l'on mette un peu plus de personnel dans ces services, parce que lorsque nous sommes en arrêt, personne ne vient nous remplacer ! Tout le monde ne sait pas faire de la réanimation, s'occuper d'un patient sous dialyse. On revient donc toujours sur nos temps de pause. Nous n'avons pas de pôle de suppléance comme dans les autres services.

Nous sommes une soixantaine d'infirmiers et aides soignants en réa à l'hôpital de Mâcon. L'équipe est jeune parce que les gens ne restent pas. Ils sont bien trop éprouvés par tout ce qu'ils voient, c'est trop difficile. On recueille la détresse des patients, de leurs familles, des collègues. Nous voulons une reconnaissance de notre statut, que le service de réa ait du personnel suffisant, et que l'on ne bloque pas toute l'économie d'un pays parce que l'on ne peut pas suivre en réanimation !

Voilà, ce que nous revendiquons aujourd'hui. Tous les services de réanimations et soins intensifs de France sont appelés à faire la grève à l'initiative des soignants. Ce mouvement national est soutenu par la CGT qui a déposé le préavis de grève. »

recueillis par Maryse Amélineau.

 

Vidéo réalisée par Maëva Da Silva

 

 

Photos : M.A.

 

 

 

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