samedi 8 mai 2021

 

Ils ont réussi le concours de PH (praticien hospitalier) et ont demandé à exercer à l’hôpital de Mâcon. Nous en avons rencontré deux d’entre eux, Aurélie Montfort-Labast, pédiatre, et Mickaël Gout, chirurgien viscéral et bariatrique. Témoignages.

 

Le principe qui préside à ce concours est de mettre en relation des médecins qui ont terminé leur internat et des établissements qui proposent des postes à profil. « En effet, ce sont des projets professionnels qui rencontrent des besoins définis par l'établissement » entame Denis Rome, directeur des affaires médicales et de la communication.

« C’est une excellente nouvelle que d’avoir quinze nouveaux et jeunes médecins spécialistes à l’hôpital de Mâcon cette même année, sachant qu’ils ont préparé le concours en 2020, année profondément marquée par la crise sanitaire. Honnêtement, si l’on m’avait dit qu'il n’y aurait personne cette année, compte tenu de la situation, cela ne m’aurait pas étonné, j’aurais même très bien compris. Or, paradoxalement, nous sommes sur une année d’exception en terme de recrutement via ce concours. Oui, c'est un cru exceptionnel. » 

 

Aurélie Montfort-Labast,30 ans, est pédiatre, spécialisée en pneumologie et en infectiologie. Née à Chalon, elle a fait ses études à Dijon et a exercé tout de suite à Mâcon, avant même le concours de PH. 

Mickaël Gout, 36 ans, est chirurgien viscéral et bariatrique (obésité). Né au Creusot, il a fait ses études et son internat à Dijon. Avant le concours de PH, il a exercer à Mâcon avec les docteurs Bernard et de Magistris, chef de service à l'hôpital de Mâcon.

 

Pour ces deux jeunes praticiens hospitaliers, travailler à l'hôpital était tout à fait important. « Pour ce qui concerne la pédiatrie à l'hôpital » précise Aurélie Montfort-Labast, « j'y trouve une polyvalence qui rend la pratique très riche. Ce qui m'intéresse aussi, c'est la permanence des soins 24h/24h. Nous sommes là à tout moment pour les bébés, les enfants et les adolescents jusqu'à 18 ans. Par ailleurs, il y a beaucoup de spécialistes à l'hôpital, et une entraide entre les services. Nous travaillons en équipe. Ça aussi, c'est très important. »

Pour Mickaël Gout, c'est la sécurité au travail comme conviction qui lui a fait choisir l'hôpital. En d'autres termes, « à l'hôpital, on travaille l'esprit libre, on peut se concentrer sur nos gestes sans soucis de rentabilité quelconque. Une seule chose compte : ce que l'on va faire pour le patient. C'est confortable et sécurisant, tant pour le praticien que pour le patients. Et puis les activités y sont variées, c'est un plus. »

 

Tous les deux sont restés à Mâcon après le concours de PH, dont les épreuves se sont déroulées à Rungis en février et mars, aux côtés de leur 13 autres collègues.

Preuve que l'hôpital de Mâcon est encore un lieu d'exercice attractif pour les docteurs en médecine.

 

« Ce concours, c'est le CDI du médecin praticien hospitalier. L'esprit est de s'engager sur du long terme, pour construire la maison ensemble » conclut Denis Rome.

 

Les spécialités exercées par les 15 jeunes PH sont l'anesthésie-réanimation, la néphrologie, la pédiatrie, la chirurgie viscérale, la cardiologie, la rhumatologie, biologie, urgence, médecine interne et gériatrie.

 

Rodolphe Bretin

 

 

 

Jeunes praticiens hospitaliers à l'heure du covid

 

Ils l'assurent par ailleurs tous les deux, le covid n'a en rien entamé leur motivation de médecins spécialistes à l'hôpital. Pas de doute dans leur esprit. « Être médecin, c'est aussi chercher la meilleure solution pour le patient. Le covid a changé l'organisation, pas l'esprit dans lequel nous travaillons. »

 

« Quoi qu'il en soit, il n'y a pas eu de déprogrammation depuis la 2ème vague » complète Mickaël Gout. « Certes, certaines prises en charge sont retardées, ce qui fait qu'on évolue plus dans de la non-programmation. Les délais sont un peu plus longs. On n'opère pas par exemple pour une infection de la vésicule si le patient est covid+. Alors on s'adapte, on détermine une priorité. »

 

Côté pédiatrie, le service a très impacté, on le sait. « Mais l'on n'a pas moins travaillé pour autant, car il y eu le phénomène des décompensations*, c'est à dire des pathologies - asthmes, diabète - qui se sont aggravées à cause du stress généré par le covid » indique Aurélie Montfort-Labast.

 

 

 

 

*En pathologie, la décompensation est la perte des mécanismes de compensation qui permettaient jusque là de maintenir un organe ou un système malade en équilibre plus ou moins précaire. (vocabulaire-medical.fr)

 

 

 

 

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