Communiqué :


Régulièrement en lien avec les éleveurs de Saône-et-Loire, le Sénateur Fabien Genet a interpellé le Ministre de l’Agriculture Julien Denormandie lors du débat sur la loi Egalim.

Trois ans après la promulgation de la loi Egalim, la juste rémunération des agriculteurs n’est toujours pas respectée et leur situation, en particulier celle des producteurs de viande bovine, est alarmante.

Parallèlement, en 2020 et malgré la crise économique liée à la pandémie, les grandes surfaces alimentaires françaises ont tiré de vrais profits et augmenté leur chiffre d’affaire de l’ordre de 1,8 %.

« Les chiffres sont malheureusement d’une cruelle évidence : en 2020, le volume de viande vendue en France a augmenté, comme a augmenté le prix payé par le consommateur. Dans le même temps, le prix payé au producteur continue de baisser et ne permet pas de couvrir les coûts de production. »

Le 25 mars dernier, le Sénateur avait déjà interpellé le Ministre en demandant quelles mesures allaient être prise pour faire appliquer l’obligation contractuelle d’intégration des coûts de production dans les échanges entre les grandes et moyennes surfaces et les producteurs agricoles.

Sans réponse du Ministre, Fabien Genet a renouvelé ses inquiétudes aujourd’hui dans l’hémicycle de la chambre haute, faisant état d’une « non-assistance à élevage en danger de disparition ».

« Monsieur le Ministre, quel moyen pragmatique et concret comptez-vous utiliser et sous quel calendrier pour obtenir que le prix payé aux éleveurs garantira au minimum la couverture de leurs coûts de production ? »

Le Ministre lui a répondu : « Concernant les jeunes bovins, il faut travailler la loi Egalim. Mais pour les broutards, il faut créer de la valeur au sein même de la filière et augmenter les débouchés. C’est ce que nous devons faire avec grande force, et travailler sur la réforme de la PAC. »

Le Sénateur avait à ce sujet alerté le Ministre le mois dernier sur les inquiétudes des agriculteurs face aux aides couplées au cheptel bovin viande qui pourraient être affectées dans le cadre des projets de réforme de la PAC.

Une réponse du Ministre qui n’a pas satisfait les sénateurs qui demeureront vigilants quant au devenir de l’élevage français.

Lien pour visionner l’intégralité de l’intervention : https://youtu.be/hMhHKaw5vQ8