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Exclusif

 

Il faisait partie des 35 personnes sélectionnées pour faire partie du collectif citoyen pour la vaccination. 68 ans, ancien cadre supérieur puis gérant d'une brasserie dans l'Allier, Joël a d'abord été enthousiaste quant à sa participation à ce collectif dont la mission, débuté en janvier, est de faire des propositions pour convaincre les Français et les Françaises de se faire vacciner. En politiquement correct, on dit : « Groupe spécifiquement créé pour apporter une modeste contribution à la résolution de la crise sanitaire que traverse notre pays » Intention louable.

Patatra ! Deux mois après les premières réunions en visio, il décide de quitter le groupe et de dire ses quatre vérités.

« Je suis surpris du manque de sérieux avec lequel nous sommes invités à aborder le sujet. Comme vous le savez aussi bien que moi, il s’agit d’une situation extrêmement grave requérant rigueur et pragmatisme. Or, dans les faits, nous ne cessons de nous éparpiller dans des conciliabules et des élucubrations stériles » écrit-il à la présidente.

« Notre travail commun – dont l’objectif affiché sur le site du Gouvernement est de permettre à ce dernier de "tenir compte des préoccupations, observations et interrogations des citoyens et de la société civile" – arrive toujours avec un temps de retard » ajoute-t-il dans un mail adressée à l'intéressée.

Alors que le Figaro s'interrogeait le 16 mars dans ces termes : « Peu visibles, mais pourtant bien actifs, les 35 membres du collectif citoyen sur la vaccination poursuivent leurs travaux mais seront-ils simplement audibles ? » Répondons que la « démocratie participative » n'a pas trouvé, là encore, sa formule gagnante !

Deux jours après cette démission, une deuxième personne a quitté le collectif...

Rodolphe Bretin

Photo Maryse Amélineau