Communiqué

La carte scolaire 2021 se précise dans les académies de Dijon et de Besançon et l'addition s'annonce particulièrement saumâtre pour la ruralité. Le nombre de fermetures pour la rentrée de septembre 2021 dépasserait les 164 classes et essentiellement dans les communes rurales des huit départements de Bourgogne Franche-Comté.

Pourtant le 21 février dernier, Jean-Michel Blanquer renouvelait devant le Sénat son éternelle promesse qu’il n’y aurait pas une seule fermeture de classe en milieu rural sans l’accord du maire.

Chaque annonce de fermeture ou de "regroupement pédagogique" selon l'expression édulcorée de l'administration est un symbole de déclassement et d'enclavement pour les petites communes. Pour les familles concernées, une classe qui disparaît augure souvent la fermeture de l'école de proximité et par conséquent des difficultés supplémentaires de déplacement avec la dégradation des rythmes pour les enfants.

Les enfants de la campagne sont les grands perdants et l’égalité des chances n’est pas pour eux. Depuis 2013, 1500 classes ont été injustement supprimées dans la région et les petites écoles de campagne ont été sacrifiées afin d'optimiser les effectifs et de rationaliser toujours davantage les moyens.

Julien Odoul dénonce cette dramatique logique comptable qui est supportée uniquement par la ruralité française déjà très affectée par la perte de l'ensemble de ses services publics. 

Dans la cadre de la campagne des élections régionales des 13 et 20 juin 2021, Julien Odoul réaffirme le principe d'égalité devant l’éducation et demande un moratoire sur les fermetures de classes et la sanctuarisation de toutes les écoles de proximité pour tous les enfants de Bourgogne Franche-Comté.

Alors que les classes ont été dédoublées dans les quartiers dits prioritaires, il est inacceptable que les classes soient divisées dans la ruralité qui est, elle aussi, prioritaire.