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Maud, bénévole de l’association « Artisans du monde », est intervenue devant les élèves du club solidarité du lycée pour aborder les faces cachées de la confection d’un jean.

Elle a développé l’histoire du jean, l’origine des matières premières et leur évolution avec l’industrialisation et l’introduction de la pétrochimie dans les composants de nos vêtements.

Le visionnage du documentaire « China blue » sur des travailleurs chinois dans les usines de fabrication de jeans a permis de constater que le code du travail n’est pas toujours respecté dans ce pays, premier producteur d’articles textiles : des jeunes filles travaillent parfois 20 h d’affilées pour satisfaire des contrats passés avec des marques occidentales de vêtements qui exigent des coûts de production de plus en plus bas pour augmenter leur marge. Le salaire de ces travailleurs est très faible et les revendications impossibles sous peine de renvoi. Les élèves ont été très impressionnés par les témoignages de jeunes Chinoises.

Mais où va l’argent de notre jean ? La réponse de l’association est édifiante : 45 % pour les magasins revendeurs, 40 % pour la marque, 8,5 % pour les producteurs, 5 % pour le transport du vêtement et seulement 1,5 % pour le salaire des ouvriers !

Maud a ensuite abordé les actions de l’association «Artisans du Monde » pour que les producteurs de coton et les confectionneurs indépendants soient mieux rémunérés, sans intermédiaires pour garantir un prix juste pour leurs articles : les principaux engagements du commerce équitable.

La séance s’est finie par un débat mouvant où chaque élève devait se positionner sur une affirmation : soit du côté « D’accord » ou du côté « Pas d’accord » en argumentant son choix. Les échanges ont été riches et parfois certains élèves ont changé d’avis. Par contre, à l’affirmation « Il faut continuer la surproduction de vêtements», ils ont répondu à l’unanimité « Pas d’accord ».

Face à toutes ces informations, la prise de conscience est réelle et pour limiter l’achat de vêtements, les élèves réfléchissent à organiser au printemps une gratiféria. Ce concept vient d’Amérique latine, c’est un « marché » où tout est gratuit, une manière de promouvoir l’anti-consommation. L’occasion de se débarrasser des vêtements en surnombre dans nos armoires et de faire des heureux parmi les élèves et personnels du lycée. Le stock de vêtements non redistribué sera donné à une association de Mâcon. Une nouvelle action solidaire pour nos jeunes citoyens.