samedi 17 avril 2021

Eve Comtet-Sorabella, cheffe de file du groupe Mâcon citoyens, a largement critiqué les orientations budgétaires lundi soir après la présentation du rapport d'orientation budgétaire. « Quand les villes socialistes et communistes font ce que nous faisons, c'est bien, pas quand c'est une ville de droite... » a répondu le Maire. 

 

Alors que Catherine Amaro attaquait les termes mêmes de dévellopement durable énoncé dans le rapport, lui préférant « transition écologique » qui « associerait les habitants », Rida BenSalla appelant à une économie du recyclage, au développement de l'économie sociale et solidaire, estimant également que le budget pour la cohésion sociale « méprise les gens modestes », Eve Comtet-Sorabella est revenu sur plusieurs points. Son intervention intégrale :  

« Je veux insister sur l’absence d’analyse et de prise en compte du contexte local dans ce rapport qui se décline en quatre parties dont la première fait pourtant l’analyse du contexte économique et financier... c’est inquiétant... en effet, rien sur l’impact économique de la pandémie sur les mâconnaises et les mâconnais...

ce n’est qu’à la moitié du rapport que sont évoquées les conséquences des mesures de confinement... et ce ne sont que 6 lignes... pour évoquer succinctement un bouleversement social, économique, sociétal en cours depuis bientôt un an. Et aucun chiffre sur le chômage à Mâcon... sur la pauvreté (données 2017 : 19,2%). Pourtant, c’est là que nous attendent nos concitoyens... ils attendent de leurs élus les services et projets qui amélioreront leur quotidien.

Ce rapport montre donc votre incapacité à adapter le budget 2021 aux conditions socio-économiques présentes... En effet, les investissements en matière de cohésion sociale ne représenteront que 2.5% du budget d’investissement... c’est indigent... le développement durable, avec 4.52% fait également figure de parent pauvre et ce n’est pas le programme de renouvellement du parc d’éclairage public qui va masquer ce qui n’est pas entrepris par ailleurs.

En fait, ces domaines sur lesquels les investissements devraient être renforcés sont les plus faiblement dotés et parallèlement à cela, les dépenses de fonctionnement seront contenues alors qu’il faudrait développer les services aux usagers. Cela d’autant plus que nous en avons les moyens : 2020 est aussi une année exceptionnelle à ce titre : c’est plus de 11 millions d’excédents de fonctionnement qui n’ont pas été utilisé au service des contribuables. Pourtant, à l’heure des confinements et déconfinements, les Mâconnais avaient des besoins auxquels vous auriez dû répondre : par exemple maintenir puis renforcer le soutien à la scolarité par la continuité du dispositif de programme de réussite éducative ainsi quel’accompagnement à la scolarité.

Plutôt que cela, vous avez préféré poursuivre votre politique du bas de laine... qui pèse près de 31 millions d’€ !...et c’est ainsi que ces 11 millions iront alimenter la section d’investissement.

A l’identique de ce que vous faites depuis plusieurs années : l’investissement réalisé n’est que le quart de ce qui est indiqué au budget prévisionnel. Ce qui ne vous empêchera pour autant pas d’emprunter... 5.9millions en 2021... car, comme vous le dites sans cesse, « il faut emprunter maintenant car les taux sont bas ». Mais pour faire quoi ? Ainsi, en 2021, vous prévoyez 42 millions d’investissements... mais combien seront finalement réalisé sur cet exercice ?

Pour rappel, en 2020, 34.6 millions étaient prévus, et seul s 15 millions furent réalisés. Et vous ne pouvez prétexter le contexte sanitaire car le budget a été voté fin juin...vous saviez donc pertinemment que tout ne serait pas réalisé.

Alors, mesdames, messieurs, pourquoi cela mérite-t-il d’être relevé ? Pourquoi cela pose-t-il problème ? Simplement parce que c’est une mauvaise gestion des ressources de la collectivité. Et ce qui fut dénoncé par la Cour Régionale des Comptes au sujet de l’agglomération, le sera sans doute aussi pour Mâcon. Ces montants pléthoriques prévus en investissement vous permettent de justifier d’une part :

- le transfert en section d’investissement de ce qui n’a pas été dépensé utilement en fonctionnement...et d’autre part,

- le maintien du taux de la taxe sur le foncier bâti alors même que les propriétaires occupants ou bailleurs n’arrivent plus à entretenir leurs biens du fait de la vacance locative. (25.63%de 2016 à 2019 et 23.35% moyenne de la strate) Ainsi, vous pourriez à la fois

- accroitre les services aux administrés, vous pourriez le faire pour 2021... c’est économiquement possible... et humainement souhaitable.

- Et baisser le taux de la taxe sur le foncier bâti de 2 points 28... ramenant ainsi la fiscalité locale à la moyenne de la strate.

Au contraire de cela, les services dont les usagers ont besoin ne seront pas déployés : par exemple du personnel pour mettre en œuvre des dispositifs éducatifs et de loisirs en direction des enfants et de la jeunesse dans tous les quartiers de la ville. Alors que les associations sont contraintes par la crise sanitaire, la jeunesse doit pouvoir trouver dans les dispositifs « ville » des lieux et temps de socialisation alternatifs. Ce peut être aussi une façon complémentaire d’œuvrer pour la tranquillité des habitants. L’octroi de crédits supplémentaires pour les CCAS dont les subventions n’ont pas progressées depuis 2014 et dont les besoins sont accrus... permettrait un soutien aux ménages en difficulté.

En matière de mauvaise utilisation des ressources, nous dénonçons également la stabilité de l’aide au tissu associatif qui est en fait... en diminution... et on est en droit de se demander qui va faire les frais de cette baisse ? L’éducation populaire pourrait être sacrifiée. L’animation se substitue à la culture et c’est un signal bien inquiétant. Que peu d’ambition dans ce domaine !... pourtant l’Appel à projets « Quartiers culturels créatifs » permettrait de renouveler l’offre qui a besoin d’un nouveau souffle.

Dans les domaines de l’emploi, du logement, et particulièrement pour la jeunesse, aucune ambition de travail collaboratif, notamment avec l’« AILE sud bourgogne », aucune ambition pour le « point information jeunesse ».

Pas de renfort envisagé de la Prévention Spécialisée. Encore une fois, vous ne faites aucun lien entre les troubles de l’ordre du dernier trimestre 2020 et votre désengagement éducatif, social et culturel dans les quartiers. Vous laissez penser que l’échelon des collectivités le plus proche des habitants, c'est-à-dire l’échelon municipal est impuissant. De nouveau, aucune prise de conscience de l’urgence d’agir.

Alors même que le plan de relance et les dispositifs d’accompagnement sont une opportunité à saisir, vous n’offrez aucune visibilité sur ce qui pourrait être mis en œuvre. Ce pourrait être une occasion d’accélérer la rénovation énergétique des bâtiments publics, d’accroitre beaucoup plus significativement la part de produits issus de l’agriculture biologique et locale pour les repas produits par la cuisine centrale, de repenser les actions de soutien à l’économie de proximité ainsi que les opérations d’aménagement commercial en centre-ville, de favoriser l’inclusion numérique, d’engager la réflexion sur l’agriculture urbaine... et d’accompagner tout cela avec le personnel municipal dédiés.

Vous semblez ne vouloir saisir aucun des dispositifs d’accompagnements prévus alors même qu’ils correspondentsans doute aux besoins et aux aspirations des mâconnais... aucun de ces thèmes ne vous semblent donc pertinents pour eux ? De nouveau, ce sont les mâconnais d’aujourd’hui qui payent les hypothétiques investissements de demain sans bénéficier des services publics dont ils ont besoin maintenant. ALORS... Mâcon la ville aimée ?... les mâconnais ont besoin de preuves. »

 

 

La réponse de Jean-Patrick Courtois

« La grande différence entre vous et nous, c'est que vous dépensez l'argent que vous n'avez pas. Notre excédent, notre capacité de remboursement de la dette à moins de 5 ans, le fait qu'elle n'ait pas augmenté, la baisse du montant de l'emprunt quant on le regarde sur 20 ans, tout cela fait que nous pouvons pouvons signer de grands contrats d'investissements.

Sur le plan de l'écologie, vous dites qu'on ne fait rien. Je rappelle que nous mettons entre 9 et 10 millions d'euros pour refaire l'éclairage public, gérant jusqu'à 75% d'économie ! Nous avons fait baisser le coût du chauffage urbain de 30% ; nous allons installer une centrale photovoltaïque ; nous proposons du transport gratuit ; le plan global d'aménagement de la rue Mermoz permettra de faire cohabiter en toute sécurité véhicules, cyclistes et piétons. Pour vous, tout cela c'est bien quand ce sont des villes socialistes ou communistes qui le font, pas quand c'est une ville de droite...

Sur le plan de culture et du patrimoine, nous allons mettre 6 millions d'euros dans la réhabilitation totale du Vieux St-Vincent. Nous voulons rendre aux Mâconnais l'accès à leur ancienne cathédrale, faire découvrir aux visiteurs la richesse de ce patrimoine roman et permettre enfin l'accès aux tours. Le Théâtre fera aussi l'objet d'un investissement important.

Pour les quartiers, nous a fait Marbé et nous allons faire La Chanaye, avec un programme de réhabilitations des logement des logements importants, porté par MÂCONhabitat.

Sur le plan de l'emploi, les usines qui vont venir ou se développer à Mâcon vont générer la création de plus de 2 000 emplois industriels direct. Je vous laisse fair le calcul pour ce qui concerne les emplois indirects. Par ailleurs, Pôle emploi va se décentraliser dans les quartiers pour aller à la rencontre des habitants.

Tout cela est le résultat d'une politique conduite depuis 20 ans, dont je suis fier. Elle a fait entrer Mâcon dans la modernité, faisant oublier la « belle endormie » comme la qualifiait un magazine à l'époque. Aujourd'hui, Mâcon est une ville enviée. Notre budget est porteur d'avenir et d'espoir. »

 

 

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