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vendredi 30 juillet 2021

Communiqué

La vie associative est un formidable lieu d’implication et de formation des citoyens. Lorsqu’elles prennent en charge un service d’intérêt général (sportif, culturel, social, etc.) les associations font bien plus que de rendre ce seul service. Elles permettent aux utilisateurs de participer à la définition et à la mise en œuvre du service; elles forment de nombreuses personnes, leur montrent qu’elles sont capables de participer à la vie locale et renforcent leur aptitude à le faire.

Dès lors, on ne peut que regretter les tentations de certain-e-s maires, dont celui de Mâcon, de supprimer les aides aux associations chargés de tels services afin d’en reprendre le contrôle.

La petite « démocrature » du quotidien

Parce qu’il-elle a été élu-e par une partie des électeurs (souvent une minorité compte tenu de l’abstention) un-e maire pourrait décider seul-e de ce qui est bon pour tous, en municipalisant à tout va afin que les services ne dépendent plus que de son seul bon vouloir ?

Les citoyens utilisateurs de ces services n’auront alors aucun moyen de participer à leurs orientations ni à leur application. Ils ne seront que des usagers consommateurs et n’auront que l’élection suivante (tous les 6 ans) pour tenter d’infléchir ces orientations.

L’adhérent plus fort que l’usager

Mais dans de nombreux domaines, notamment la culture, le sport, le bien être, les activités créatrices, les loisirs et certaines activités sociales (scolaires en difficulté, handicapés, quartiers en souffrance, aidants des personnes âgées…), cette attitude de simple consommateur est inefficace.

Ces activités exigent une forte implication des utilisateurs concernés directement. Ils sont les mieux à même de connaître leurs besoins et leurs intérêts. Ils sont les mieux à même de concevoir des solutions, de définir le projet spécifique de chacune de ces activités, de rechercher les moyens nécessaires et de participer à leur mise en œuvre. Leur imagination, leur bénévolat, leur collaboration étroite avec les intervenants salariés sont indispensables.

Les associations concourent à la démocratie participative

Leur libre adhésion s’exprime et se responsabilise parfaitement dans le cadre juridique de l’association loi 1901 à but non lucratif. Celle-ci définit leur pouvoir de choisir démocratiquement parmi les adhérents réunis en assemblée générale leurs responsables d’activité au vu du compte rendu détaillé qui leur est présenté chaque année. C’est le principe de la démocratie participative, réalisée par la diversité et la multiplicité des associations.

Incubateur de dynamiques associatives

Le rôle d’une municipalité est alors de vivifier cet ensemble par la mise à disposition de moyens en locaux, personnels et financiers, permettant l’exercice des activités souhaitées par les citoyens et réalisées dans leurs associations. La municipalité détermine l’attribution des moyens en fonction des priorités qu’elle perçoit. Elle s’assure que chaque association bénéficiaire utilise ces moyens conformément à son projet par une présence assidue au conseil d’administration.

La municipalité s’assure notamment que l’association est ouverte à tous les citoyens sans discrimination, qu’elle facilite l’accès des plus démunis, dans le respect des valeurs républicaines et dans l’indépendance à l’égard des options politiques et religieuses. Pour une plus grande efficacité, la municipalité peut inciter, lorsque cela est possible, à ce que les moyens soient mutualisés entre associations. En contrepartie chaque association est gérée par ses adhérents élus, avec dynamisme mais aussi avec précaution, pour éviter tout déséquilibre financier. Lorsqu’il se produit, la municipalité peut intervenir pour aider à résoudre temporairement la difficulté.

Municipaliser c’est assécher la citoyenneté

Il peut être tentant pour un-e maire de saisir l’occasion de ces difficultés (voire de les provoquer) pour municipaliser l’activité en lieu et place des adhérents pratiquants. Mais cette municipalisation dévitalise le fonctionnement de l’activité, décourage le bénévolat et conduit à la passivité des ex-adhérents devenus simples utilisateurs.

Moins de vie associative, moins d’exercice démocratique participatif ne peut conduire qu’à moins d’éducation populaire, moins d’attitudes citoyennes et plus de repli individualiste. Et ce n’est pas ce que nous voulons pour Mâcon.

 

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