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samedi 24 juillet 2021

Communiqué du groupe Altares

Le niveau des défaillances historiquement bas, mais les entreprises restent suspendues aux annonces gouvernementales.

Le groupe Altares – expert historique et référent de l’information sur les entreprises - dévoile aujourd’hui les chiffres des défaillances d’entreprises pour la région Bourgogne-Franche-Comté en 2020. Avec 1205 entreprises placées en redressement ou en liquidation judiciaire en un an, les niveaux de défaillances de la région plongent de 37,4 % pour atteindre des seuils jamais vus depuis plus de 30 ans. Une réalité statistique paradoxale au regard de la force de la crise économique et sanitaire, qui révèle combien les entreprises sont désormais suspendues aux décisions gouvernementales en matière d’accompagnement des entreprises.

Le nombre de défaillances d’entreprises en Bourgogne-Franche-Comté recule de 37,4 % en 2020, un taux légèrement en-deçà de la moyenne nationale.

Avec 1205 ouvertures de procédures collectives enregistrées dans la région, le niveau global des défaillances a reculé en un an de 37,4 %. Malgré la férocité de la crise de la Covid-19 et son impact sur l’économie, les pronostics des défaillances pour 2020 ont tous été déjoués.

Les mesures prises au printemps 2020 pour aider les entreprises à tenir (notamment le gel de la date des cessations de paiement dès la mi-mars) ainsi que le nouveau plan de mesures déployé avant l’été (Fonds de solidarité, Prêt Garanti par l’État, exonération ou report de cotisations, activité partielle), ont permis de protéger les entreprises de la faillite.

La région semblerait avoir sensiblement moins bien résisté que l’ensemble des régions : les défaillances hors sauvegardes ont en effet reculé de 38,6 % sur le territoire national contre 37,4 % en Bourgogne-Franche-Comté.

Tous les départements dans le vert, avec des trajectoires proches de la moyenne régionale

L’ensemble des départements de Bourgogne-Franche-Comté s’inscrivent dans une tendance de très nette baisse des niveaux de défaillances.

Toutefois, dans trois départements, les niveaux enregistrés démontrent une baisse moins rapide : le Jura (-21,2 %), le Territoire de Belfort (-21,6 %) et l’Yonne (-28,6 %) qui efface tout juste la forte hausse (+28 %) de 2019.

La Nièvre passe sous le seuil symbolique de la centaine de procédures (84 ; -39,3 %).

Les autres départements s’inscrivent sur un recul au-delà des 40 % : La Côte-d’Or (-40,4 %), la Saône-et-Loire (- 41,6 %), la Haute-Saône (-42,2 %).

Le département du Doubs présente la diminution la plus importante de la région avec 47,2 % de défaillances en moins.

Gros recul des défaillances pour les entreprises de moins de 50 salariés. Les structures de plus de 50 salariés en situation de fragilité

Le nombre d’ouvertures de procédures collectives a fortement chuté sur les entreprises de moins de 50 salariés. Les TPE et les structures de 10 à 49 salariés présentent des baisses des défaillances respectives de 36,9 % et 50,5 %.

Les sociétés de plus de 50 salariés ont davantage été à la peine avec un recul affiché de 7,7 % des cessations de paiement sur l'année. En données réelles, on retiendra qu'en moyenne sur la dernière décennie, la région enregistrait chaque année 14 défaillances de PME. En 2020, ces valeurs restent quasi stables avec 12 ouvertures de procédures.

Les défaillances en baisse dans l’ensemble des secteurs de l’économie régionale en 2020

BÂTIMENT

Alors qu'il concentre plus d'1 cessation de paiement sur 5, le bâtiment pèse lourd sur la tendance globale de l’économie régionale. En 2020, 212 entrepreneurs du bâtiment ont été placés en redressement ou en liquidation judiciaire, c'est 40 % de moins qu'en 2019. Dans le gros œuvre, la baisse des sinistres est de 42 % dans la maçonnerie générale. Dans le second œuvre, recul de 64 % en peinture et 48 % en menuiserie.

En travaux publics, le terrassement courant affiche une amélioration de 33 %.

COMMERCE

Le commerce de détail a également bien résisté (-33,3 %), en particulier dans l'alimentation générale (-33 %) et l’habillement (-24 %).

INDUSTRIE

L'industrie manufacturière s’est bien maintenue, en particulier l’agroalimentaire (-63,5 %).

SERVICES AUX ENTREPRISES

Dans les services aux entreprises (-46,4 %), le conseil pour les affaires est en amélioration de 53 %.

TRANSPORTS

Les ouvertures de procédures collectives dans les transports routiers de marchandises sont orientées à la baisse dans le fret interurbain (-69 %), le fret de proximité (-29 %).

RESTAURATION

Administrativement fermé une grande partie de l’année, le secteur de la restauration a bien tenu au terme de cette année 2020, qu’il s’agisse de la restauration traditionnelle (-34 %) comme de la restauration rapide (-40 %). Il en est de même pour les débits de boisson (-31 %).

SERVICES À LA PERSONNE

Dans les services à la personne (-33 %), les tendances sont bonnes pour les coiffeurs (-29 %) comme pour les instituts de beauté (-23 %).

En France, une forte augmentation attendue pour 2021 et plus encore pour 2022

Pour Thierry Millon, directeur des études Altares : « Une chose est certaine, l’engagement du 'quoi qu'il en coûte' pris par le Président de la république en mars dernier a évité que la violente crise économique ne vienne noircir les registres des tribunaux de longues listes de faillites Covid-19. Le niveau de défaillances de 2020 s’apparente pourtant à une anomalie statistique. Comment imaginer que 2020 ait pu compter « seulement » 32 000 défauts à l’échelle du pays ? Les adaptations juridiques, administratives et soutiens en trésorerie ont permis aux entreprises de se prémunir du défaut de paiement, sans quoi le pire était à redouter. Les précédents records de défaillances, proches de 65 000, auraient été largement dépassés.

"Le plus dur est devant nous", rappelait Bruno Lemaire début janvier. Naturellement nous devons anticiper une forte augmentation du nombre de défaillances au regard de 2020 ; a minima un retour à la situation de 2019 (52 000) et probablement davantage si aux accidentés du Covid devaient s’ajouter un grand nombre des 20 000 entreprises épargnées de 2020.

La question est donc de savoir s’il est possible d’amortir le choc, de permettre un retour progressif à la normale en débranchant graduellement les aides à destination de certaines entreprises et en renforçant l’accompagnement d’acteurs viables. Enfin, 2021 mais aussi 2022 verront le risque de défaut de paiement s’accroitre fortement pour des milliers d’entreprises, provoquant un autre risque pour les fournisseurs : celui de la propagation de la défaillance des clients. Gare à l’effet domino ! »

Méthodologie| Les statistiques Altares de défaillances d’entreprises comptabilisent l’ensemble des entités légales disposant d’un numéro SIREN (entreprises individuelles, professions libérales, sociétés, associations) et ayant fait l’objet d’un jugement d’ouverture de procédure prononcé par un Tribunal de Commerce ou Judiciaire (ex TGI – TI).

Glossaire| La défaillance d’entreprise correspond à l’ouverture d’une procédure de sauvegarde, redressement judiciaire ou liquidation judiciaire directe auprès d’un Tribunal de Commerce ou Judiciaire. Cela ne recouvre donc ni les procédures amiables (mandat ad ’hoc ou conciliation) ni les suites d’ouverture (arrêt de plan ou conversion en liquidation).

À propos d’Altares | - www.altares.com - www.altares.com

Expert de l’information sur les entreprises, Altares collecte, structure, analyse et enrichit les données BtoB afin de les rendre « intelligentes » et faciliter la prise de décision pour les directions générales et opérationnelles des entreprises. Le groupe propose son expertise sur toute la chaine de valeur de la data. Partenaire exclusif en France, au Benelux et au Maghreb de Dun & Bradstreet, 1er réseau international d'informations BtoB, Altares se positionne comme le partenaire de référence des grands comptes, ETI, PME et organisations publiques, en leur offrant un accès privilégié à ses bases de données sur plus de 350 millions d'entreprises dans 220 pays.

 

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