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« Nous répondons à l'appel national de la CGT Santé et action sociale. C'est la 1ère journée de mobilisation de l'année, pour le service public de l'hôpital. Nous estimons les promesses du Ségur n'ont pas été tenues. Certes, nous avons eu une augmentation de 180€ net par mois, mais c'était bien la moindre des choses » a développé Eve Comtet-Sorabella, représentante CGT quelqus minutes avant le rassemblement prévu devant l'établissement.

En cause, le PLFSS, projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2021, qui traduit l'action du Gouvernement pour répondre à la crise sanitaire et économique. Pour la CGT, le compte n'y est pas. « Nous serons un peu moins pauvres, mais pas plus nombreux » lançait-elle aux quelques militants venus soutenir les personnels soignants. Une meilleure paie donc, mais pas plus de bras... et il n'y a pas que ça... « nous demandons la supression du jour de carence, quelque soit la maladie. Il a été supprimé lors du 1er confinement, mais rétabli au second. C'est la double peine pour celle ou celui qui est malade. C'est inacceptable. »

Autres revendications, la titularistation des personnels – « on nous avait promis que la part des contractuels ne dépasserait pas 25%. Elle a été de 26% en 2029 » ; les 32h/semaine ; l'augmentation du nombre d'infirmières diplômées d'Etat de nuit – « actuellement, elles sont deux par service pour 29 à 35 patients, pour 40 à 78 résidents en EHPAD » ; permettre les évolutions de carrières qui renforcent la culture du service public ; la covid prise en compte comme maladie profesionnelle.

« Tout cela, c'est le prix à payer pour rendre nos métiers attractifs. Or, le PLFSS ne va du tout dans ce sens. On nous annonce des économie de 4 milliards d'euros. Cela veut moins d'agents et des fermetures de lits. Le PLFSS, ce sont des mesures d'austérité qui vont dans le sens d'une politique libérale. Les hôpitaux sont des proies faciles. Avec 3,3 millions d'euros de déficit en 2020, les jours heureux sont loins, très loins...»

Et Michèle de Joseffo de conclure sur un appel à tous les personnels de l'hôpital : « Ne nous trompons pas de combat... Il faut dire non aux 12h et oui aux 32h/semaine. Il en va de la qualité des soins. Nous avons bien consceince que les 12h peuvent être alléchantes pour les jeunes quand on a trois ou quatre jours de congés derrière. Mais sur le long terme, c'est préjudiciable à la qualité des soins et à une orgnaisation saine du travail, avec perte de RTT et effectifs en baisse. Il vaut mieux ne pas rentrer dans ce jeu-là. »

Rodolphe Bretin

 

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