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Le Service départemental d’incendie et de secours et le Fonds pour le développement du Bon Samaritain ont signé une convention ce lundi. Son objectif ? Intégrer un réseau de bénévoles formés aux gestes de premiers secours, les bons samaritains, dans le système actuel de gestion des urgences.

 

Cette coopération a été validée par les signatures d’André Accary, président du Conseil départemental de Saône-et-Loire (également président du conseil d’administration du SDIS 71) et de Laurent Istria, responsable développement pour le service Le Bon Samaritain, en présence du préfet Julien Charles, préfet de Saône-et-Loire et du Colonel Frédéric Pignaud, directeur départemental SDIS 71.

Développé avec les pompiers de Paris il y a quatre ans, le Bon Samaritain est un service qui permet aux pompiers et au SAMU de localiser et d’alerter des bénévoles formés aux gestes de premiers secours, en cas d’arrêt cardiaque à proximité, afin de porter secours à la victime ou d’aller chercher un défibrillateur avant l’arrivée des secours.

Ce réseau de bons samaritains s'appuie sur l’application informatique "Staying alive* (« rester en vie » en anglais). Activée par les services d’urgence des sapeurs-pompiers lorsqu’ils sont appelés à intervenir, elle localise la victime ainsi que le défibrillateur le plus proche. Les pompiers peuvent également l’utiliser pour entrer en contact avec les bons samaritains déjà sur place et recevoir des images en temps réel.

Au niveau national, il y a 120 000 "bons samaritains" dans 52 départements (entre 3 000 et 4 000 nouveaux membres chaque mois). En Saône-et-Loire, 600 bénévoles sont déjà inscrits.

A travers cette convention, le Conseil départemental, l’Union départementale des sapeurs-pompiers de Saône-et-Loire et les associations agréées de Sécurité civile, ainsi que les services de l’Etat en Saône-et-Loire s’engagent de promouvoir le dispositif du Bon Samaritain auprès des habitants.

Pour intégrer le réseau de bénévoles, il faut avoir un diplôme de secouriste. Les personnes sans notion de secourisme peuvent également en faire partie et seront mobilisées notamment pour aller chercher le défibrillateur à proximité. L’application permet aux bénévoles notifiés de réfuser une intervention ou tout simplement de se signaler comme indisponibles.

En France, chaque année, 50 000 personnes meurent d'un arrêt cardiaque. Le taux moyen de survie d’une victime d’un arrêt cardiaque est de 7,5 %. Pourtant, dans plus de 70 % des cas, l’arrêt cardiaque survient devant un témoin. Sans geste de réanimation, chaque minute qui passe diminue de 10 % les chances de survie. Si une victime n’est pas réanimée dans les 10 minutes, elle n’a quasiment aucune chance de survie.

 

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 « Nous avons eu plus de 500 interventions des sapeurs-pompiers en 2020 dans le département pour suspicion d’arrêt cardio respiratoire. Avec cette application, on peut faire gagner de précieuses minutes aux victimes. Notre temps d’intervention moyen, tout territoire confondu, est de 15 minutes. Dans un avenir proche, cette application sera intégrée dans le futur système de gestion opérationnelle des services d’urgence piloté par le ministère de l’Intérieur », explique le Colonel Frédéric Pignaud, directeur départemental SDIS 71. 

 

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Pour Laurent Istria, responsable développement pour le service Le Bon Samaritain, « avec cette convention, nous fournissons gratuitement l’application au service départemental de Saône-et-Loire, mais nous voulons également stimuler le recrutement de bénévoles, des bons samaritains. Le message est : inscrivez-vous, devenez acteurs de votre propre sécurité, allez aider les gens, sauvez des vies ! »

 

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André Accary, président du Conseil départemental de Saône-et-Loire, s’est inscrit sur la liste des bénévoles bons samaritains formés aux gestes de premier secours : « Quand le directeur départemental du SDIS 71 m’en a parlé, j’ai tout de suite dit qu’il fallait faire la promotion de ce dispositif. L’application est très bien faite. Sur un territoire aussi vaste que le nôtre, elle sera utile. »

 

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Julien Charles, préfet de Saône-et-Loire, a salué l’utilité de l’application : « Cette solution technologique est extrêmement intéressante et complémentaire de ce que peut faire le service public. Par le biais d’un tel dispositif, on diffuse l’esprit du secours au sein de la population et on associe nos concitoyens à la logistique du secours. »  

 

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Thierry Vuillemin, président de l’Union départementale des sapeurs-pompiers de Saône-et-Loire, était également présent. Cette association organise des formations pour différents gestes de secours du grand public, environ 2 000 personnes formées par an. Des personnes qui sont invitées à intégrer le réseau des bons samaritains.

Cristian Todea

* En 2010, cette application indiquait uniquement l’emplacement de défibrillateurs en France et dans d’autres pays. Depuis 2015, le réseau de bénévoles a été ajouté.

 

 

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Simulation du déclenchement du dispositif du Bon samaritain pour un arrêt cardiaque

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